Lors du run d’Arivonimamo, l’ancienne Smart Drag du défunt champion John Elite est sortie de la piste et a percuté un technicien lumière ainsi qu’un chronométreur.
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| La Smart Drag gravement endommagée. |
Un spectaculaire accident a semé la panique lors de la deuxième manche du championnat de Madagascar de run, hier matin à Arivonimamo.
À 10 h 25, la Smart Drag, voiture mythique autrefois pilotée par le défunt champion John Elite et récemment acquise par Ricardo Randriananja, est sortie de la piste dans les 200 derniers mètres de son parcours. Le véhicule n’a pas effectué de tonneaux, mais a percuté un camion stationné à proximité de la zone d’arrivée, transportant du matériel de sonorisation et d’éclairage, avant de terminer sa course sous un chapiteau où se trouvaient un technicien lumière et un chronométreur.
Les deux hommes ont été grièvement blessés et transportés d’urgence à l’hôpital. Un caméraman a également été légèrement touché. Le pilote, choqué mais conscient, est resté coincé près d’un quart d’heure dans son véhicule avant de pouvoir en sortir. Il a ensuite été conduit à l’hôpital pour des examens.
Dégâts
La Smart Drag, entièrement révisée avant la course, a subi d’importants dégâts. Ses roues avant et arrière droites ont été arrachées, son volant brisé et sa carrosserie en fibre largement détruite. Le moteur arrière semble avoir été épargné, mais le flanc droit du véhicule est hors d’usage. La course a été interrompue pendant une heure afin de sécuriser le périmètre et d’évacuer les débris, avant de reprendre vers 11 h 30.
Cet accident survient une semaine seulement après l’annonce du retour de la Smart Drag sur la piste d’Arivonimamo. Ce bolide avait marqué l’histoire du run en accumulant les victoires sous la conduite de John Elite. Pour Ricardo Randriananja, membre du club MSA, il s’agissait de sa première participation au volant de cette voiture, absente des compétitions depuis plusieurs années.
Un spectateur témoigne: « On a vu un poteau s’effondrer avec la caméra et la lumière. La voiture est restée debout, immobilisée sous la bâche du chapiteau. Les jantes du côté droit ont été broyées par l’impact. La carrosserie n’a pas résisté, elle s’est disloquée. Dès le premier passage, on avait remarqué que le pilote déviait légèrement au départ. Au deuxième passage, le départ était bon, mais la voiture a de nouveau dérivé dans les derniers mètres, et c’est là que le drame s’est produit. »
Gustave Mparany
