L’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) et le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures affirment d’une seule voix qu’il n’y a aucune pénurie à craindre..
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| Des hauts responsables au sein du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures et de l’OMH. |
Au moment même où nous parlons, un navire transportant du gasoil et du supercarburant accoste au port de Toamasina. Ce n’est donc absolument pas un problème d’approvisionnement qui nous a poussés à limiter les volumes de carburant autorisés à la vente dans des contenants mobiles », a expliqué Odilon Rivonjaka, directeur général par intérim de l’OMH, lors d’une conférence de presse, hier. Sur le terrain, la réalité confirme ces déclarations.
« Nous disposons de carburant en quantité suffisante. Pour le moment, aucun signal d’annulation de commande ou de perturbation des livraisons n’est à déplorer », confie une source au sein d’un distributeur de la capitale.
Le Dr Adolphe Rakotonandrasana, secrétaire général du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, a tenu à insister sur le fait que l’approvisionnement direct des véhicules ne fait l’objet d’aucune restriction. « Il n’y a aucune limite sur la quantité de carburant que vous pouvez acheter si celui-ci est versé directement dans le réservoir d’un véhicule », assure-t-il.
Dérive
Selon les autorités, la restriction repose sur des impératifs techniques, sécuritaires et économiques. « Les stations-service sont destinées à la vente au détail. Or, une dérive a été constatée ces derniers temps : certains opérateurs se présentent en station avec des citernes mobiles d’une capacité allant jusqu’à 25 000 litres pour s’approvisionner à la pompe», expliquent-elles.
Les tarifs appliqués en station-service sont pourtant subventionnés et réservés aux particuliers. Selon le cadre légal et les usages du secteur, les professionnels et les gros consommateurs (B2B) doivent obligatoirement s’approvisionner dans le cadre de contrats de gros spécifiques, conclus directement avec les compagnies pétrolières. En s’approvisionnant directement à la pompe, ces gros consommateurs contournent le circuit légal de distribution en gros. Un comportement qui alourdit indûment la charge financière de l’État, lequel subventionne le prix à la pompe, et détourne un mécanisme social conçu à l’origine pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens ordinaires.
Miangaly Ralitera
