Nirinasoa Caelah Nomenjanahary a été assassinée à son domicile à Ambohitsoa. Son corps porte de multiples plaies par arme blanche, selon sa famille atterrée.
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| La famille transportera le corps de Nirinasoa Caelah Nomenjanahary à Amboasary Atsimo. |
Crime. Lundi matin, à Ankazolava Ambohitsoa, dans le deuxième arrondissement, Nirinasoa Caelah Nomenjanahary, connue sous le nom de Nirina, âgée de 32 ans et mère d’un garçon de 3 ans, a été retrouvée grièvement blessée à son domicile. Elle a succombé à ses blessures.
Transportée d’urgence à l’HJRA, les médecins ont confirmé qu’il ne s’agissait pas d’une chute, comme l’avait affirmé sa belle-famille, mais bien d’un homicide. « Ce n’est pas une chute, c’est un meurtre, il y a des traces d’armes blanches », a déclaré un médecin devant sa famille.
Pauline, la sœur de la victime, raconte avoir été prévenue par téléphone et s’être précipitée chez Nirina. Elle explique que les premiers témoins ont hésité à l’emmener à l’hôpital malgré son état critique.
Inerte sur son lit
« J’ai trouvé ma sœur inerte sur son lit, incapable de bouger. Ils disaient qu’elle était tombée, mais les blessures étaient trop graves », témoigne-t-elle. Selon elle, Nirina souffrait déjà d’une maladie qui l’empêchait de se lever seule. Les médecins ont découvert de multiples plaies au cou, aux mains, au dos, ainsi que des mutilations au visage et aux oreilles. « C’était un spectacle insoutenable », ajoute Pauline.
Une autre sœur, Jeanne Razafindramaho, confirme avoir porté plainte contre X.
« Si elle était tombée, elle n’aurait pas eu autant de blessures. Les policiers et les médecins ont dit clairement qu’il s’agissait d’un meurtre », explique-t-elle. Pour l’heure, aucune arrestation n’a été effectuée. Le mari de Nirina était au travail au moment des faits, tandis que leur enfant se trouvait chez la belle-sœur qui s’occupait habituellement de la victime.
La dépouille de Nirinasoa Caelah Nomenjanahary sera transportée à Amboasary Atsimo. La famille attend que l’enquête de police fasse la lumière sur ce crime atroce. Dans le quartier, la stupeur est totale. Les voisins affirment n’avoir entendu aucun bruit suspect ni constaté de comportement inhabituel.
Mais pour les proches, l’affaire ne peut rester sans réponse. « Nous voulons la vérité et la justice pour Nirina », répète la famille, qui espère que les autorités établiront rapidement les circonstances exactes de ce meurtre et identifieront les responsables.
Gustave Mparany
