Cinq jeunes détenus de la prison de Toliara ont décroché leur CEPE lors de la session 2025-2026, un succès rendu possible par le « Projet Mafonja » de réinsertion scolaire.
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| Whega Danitsaike, chef de la circonscription scolaire de Toliara I. |
Ils sont détenus à la prison de Toliara pour des délits mineurs et majeurs. Cinq garçons ont suivi des cours pendant l’année scolaire 2025-2026 et se sont portés candidats au Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE) avec quelque quatre mille cent autres candidats.
Mardi dernier, jour des épreuves du CEPE, les cinq garçons détenus ont passé leur examen au CEG Centre de Toliara, accompagnés d’agents pénitentiaires. Samedi dernier, à la sortie des résultats officiels, les cinq ont tous réussi et obtiennent ainsi leur certificat d’études primaires élémentaires.
Suite à donner
Le taux de réussite pour la circonscription scolaire de Toliara I est de 94,92 %. Ce résultat a été possible grâce à la collaboration de quelques institutions.
« C’est un projet dont l’objectif est la réinsertion sociale et l’orientation scolaire après détention, mené par le ministère de l’Éducation nationale, celui de la Population et des Solidarités et l’Administration pénitentiaire. Il a été mis en œuvre en 2024 avec l’ONG Humanité Inclusion, et dénommé «Projet Mafonja». Même si ce dernier a pris fin, nous avons pris l’initiative de le continuer », explique Whega Danitsaike, chef de la circonscription scolaire de Toliara I.
Les cours ont été dispensés durant l’année scolaire, dans les salles de détention, selon la disponibilité des enseignants. Et aux explications, des enseignants détenus ont également participé à assurer les cours pour le élève en détention, candidats à l’examen du CEPE. Le matériel de cours a été fourni par la direction régionale de l’Éducation nationale. Les cinq élèves continuent de purger leur peine. « La suite à donner pour leur vie scolaire, même en détention, dépend de quelques facteurs, dont la collaboration continue entre les deux ministères avec l’Administration pénitentiaire et des partenaires techniques et financiers ainsi que des ONG», conclut Whega Danitsaike.
Mirana Ihariliva
