TAXE SUR LES VÉHICULES À MOTEUR - L’Exécutif cherche d’autres sources de financement

La taxe sur les véhicules à moteur ne serait pas appliquée, pour le moment.

Face à la contestation suscitée par la taxe sur les véhicules à moteur, le gouvernement suspend son application. Cette décision oblige désormais l’État à trouver d’autres ressources pour financer ses dépenses.

Le gouvernement devra trouver d’autres sources de financement après la suspension de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), annoncée hier par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, lors de la présentation du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 à l’Assemblée nationale.

Contestée par une grande partie des contribuables, la TVM prévue dans la Loi de finances initiale 2026 est suspendue dans sa forme actuelle. Le gouvernement envisage désormais soit une modification de cette mesure fiscale, soit la mise en place d’une compensation budgétaire afin de préserver l’équilibre des finances publiques.

« Nous nous concerterons avec les députés sur la stratégie à tenir au sujet de la TVM. Voir si nous allons modifier cette mesure fiscale ou trouver une compensation », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances.

Appuis budgétaires

La mesure prévoyait que l’ensemble des propriétaires de véhicules à moteur, à usage personnel ou professionnel, s’acquittent de cette taxe avant le 15 juillet. Son retour a toutefois suscité une vague de contestations, dans un contexte économique marqué par des incertitudes liées notamment aux tensions au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur les coûts de l’énergie.

La suspension de la TVM intervient alors que les besoins de financement de l’État demeurent importants. Selon les chiffres présentés par le ministère de l’Économie et des Finances, les dépenses publiques prévues pour 2026 s’élèvent à 20 266 milliards d’ariary, contre des recettes estimées à 15 719 milliards d’ariary.

Le ministre a rappelé que les recettes fiscales restent indispensables au financement des services publics, des dépenses sociales ainsi qu’au règlement progressif des arriérés accumulés par l’État depuis plusieurs années. 

« Nous essayons de redresser énormément de choses, nous ne pourrons pas tout faire en un jour », a-t-il indiqué.

Pour compenser le manque à gagner provoqué par la suspension de la taxe, l’État continuera de s’appuyer sur différentes sources de financement, notamment les appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers, les ressources du Trésor public ainsi que les avances de la Banque centrale.

Le principal défi consiste désormais à dégager de nouvelles marges de manœuvre budgétaires sans accroître davantage la pression fiscale sur les ménages et les entreprises, tout en maintenant les investissements jugés nécessaires à la relance économique.

Possenti Tracy

1 Commentaires

  1. La presse qui relaie et entretient la réputation bien ancrée d'être au pays des " babakoto " avec la notion de " discernement " et " bon sens " pour une planète propre sont loin d'être une préoccupation intellectuelle . On ne surfe pas sur la pauvreté des Malgaches pour in fine compromettre l'avenir de l'humanité . L'état montre des signes de faiblesse bien que des engagements ont été signés sur la scène internationale . Le président Français Emmanuel contre vents et marées face à l'effritement du pouvoir d'achat des Français a tenu bon pour la reforme impopulaire de la retraite à 65 ans . Pour schématiser simplement que l'écologie est vitale pour la survie de notre pays et le vieillissement de la population en Europe sont des paramètres intriqués dans un seul but : préserver l'avenir de nos enfants !

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