MOIS DE LA LANGUE MALGACHE - Faribolana Sandratra encourage la nouvelle génération

Créer plutôt que reproduire. Tel est le message porté par Faribolana Sandratra lors de l’ouverture de « Hadimiana Sandratra », un événement de cinq jours consacré à la langue et à la littérature malgaches, lancé ce lundi à la Bibliothèque nationale de Madagascar à Anosy.

Pour son fondateur, J. Nalisoa Ravalitera, les jeunes auteurs doivent s’inspirer des grandes figures de la littérature sans chercher à les copier. « Notre objectif n’est pas de les remplacer, mais de laisser à notre tour des œuvres qui marqueront leur époque », a-t-il souligné.

Cette édition a été marquée par le lancement de « Sandra-kanto », un recueil collectif réunissant les textes de quatre-vingts poètes issus de onze régions du pays, illustrant la diversité de la création littéraire malgache.

Fondé dans les années 1980, Faribolana Sandratra œuvre depuis plus de 35 ans à la promotion de la littérature à travers diverses initiatives, dont le TMV (Tononkalo Mitety Vazan-Tany), le VMV (Velan-kevitra Mitety Vohitra) et le journal littéraire « Ambioka». L’association compte aujourd’hui plus de trois cent cinquante membres répartis dans une vingtaine de districts.

Présent lors de l’ouverture, le ministre de la Communication et de la Culture, O’Gascar Fenosoa, a réaffirmé son soutien à la promotion de la langue malgache et annoncé la préparation d’une résidence d’écriture. De son côté, Faribolana Sandratra a plaidé pour un meilleur accompagnement de l’édition des ouvrages.

Une exposition retraçant l’histoire du cercle, de ses fondateurs et de ses membres est visible à la Bibliothèque nationale. Des conférences et ateliers sont également organisés dans plusieurs lieux de la capitale.

Cassie Ramiandrasoa 

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