MEURTRE AU LAC IARIVO - Quatre accusés retrouvent la liberté

Accusés d’avoir poignardé à mort un jeune homme lors d’une fête au Lac Iarivo, quatre individus ont été acquittés faute de preuves.

Des policiers devant une foule dense au Lac Iarivo, le 25 juin 2025.

Acquittement au bénéfice du doute. Mardi, la Cour criminelle ordinaire d’Anosy a rendu son verdict dans une affaire de meurtre survenu au Lac Iarivo. Quatre jeunes hommes étaient dans le box des accusés.

Le procès s’est déroulé dans la salle 4 du tribunal. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2025, lors d’une grande fête organisée au bord du lac pour célébrer le retour de l’indépendance. La soirée battait son plein, animée par des jets d’eau, des feux d’artifice, des spectacles, une kermesse, des bars et une foule compacte. L’ambiance était festive.

C’est au milieu de cette effervescence qu’un jeune homme a été poignardé par un individu vêtu d’un sweat à capuche, d’un jean et portant un sac banane noir. Une bagarre aurait précédé l’agression. La victime, grièvement blessée, a été conduite d’urgence au Centre de santé de base de niveau II d’Ambatolampy-Tsimahafotsy, où son décès a été constaté. Le lendemain, son père a déposé plainte. L’enquête a mené à l’arrestation des quatre accusés à partir du 15 juillet. Ils ont été placés en détention préventive jusqu’au procès.

Aucun motif

À la barre, chacun a nié les faits. L’un a reconnu sa présence à la fête, mais a assuré ne pas connaître la victime. Il a expliqué avoir seulement assisté à la bagarre impliquant le défunt et ses camarades. Deux témoins à décharge, dont une commerçante,  ont confirmé qu’il se trouvait près d’eux au moment du drame.

Un autre accusé connaissait la victime, mais a nié toute implication. Il a admis avoir eu un différend mineur avec elle, l’avoir menacée verbalement, mais a insisté sur le fait qu’il n’avait aucun motif de vengeance, même après le vol de son bœuf par des inconnus.

Le troisième prévenu a été vu, selon la déposition de la veuve du défunt, avec un couteau le 25 juin en se rendant à la fête. Devant le tribunal, il a rectifié en affirmant qu’il portait une faucille, dont il venait de se servir pour couper de l’herbe.

Quant au dernier accusé, son avocat a plaidé l’acquittement pur et simple, rappelant que son client se trouvait chez lui avec sa famille cette nuit-là.

« La description du meurtrier est claire. Pourtant, aucun des accusés ne correspond au signalement. Il n’existe ni témoin à charge ni preuve permettant de les désigner comme coupables. L’arme du crime n’a pas été retrouvée en leur possession», a souligné l’avocat. La procureure générale a, elle aussi, relevé l’absence de preuves.

 Gustave Mparany

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne