Une avancée discrète mais significative pour la santé publique. La lutte contre le retard de croissance chez les enfants a connu une évolution notable au cours de la dernière décennie. La prévalence nationale de ce fléau est tombée à 37 % en 2025, contre 42 % en 2018, selon un communiqué de presse de la Banque mondiale sur l’accord d’un financement additionnel destiné à renforcer le programme phare de nutrition à Madagascar. Les régions appuyées par le Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN), financé par la Banque mondiale, ont même connu des baisses allant jusqu’à 19 %.
Ce programme vise à réduire le retard de croissance chez les enfants de moins de 2 ans, en renforçant la santé et la nutrition des mères et de leurs nourrissons. Il s’appuie sur un suivi régulier de la croissance des enfants (poids et taille), et sur un accompagnement des parents à travers des conseils nutritionnels pratiques.
Le Groupe de la Banque mondiale approuve un financement additionnel de 90 millions de dollars pour renforcer les efforts visant à réduire le retard de croissance chez les enfants et à améliorer la santé de millions d’enfants et de familles vulnérables à travers le pays.
Le financement se compose de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et d’une subvention de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Il s’inscrit dans le cadre du PARN, une initiative sur dix ans lancée en 2017, qui vise à réduire de 30 % le retard de croissance chez les enfants et à atteindre 600 000 enfants d’ici 2028.
Ce soutien permettra d’élargir l’accès à des services essentiels de santé et de nutrition, couvrant la santé reproductive ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente, au bénéfice de plus de 5 millions de personnes dans les régions les plus vulnérables de Madagascar.
Miangaly Ralitera