La circulation des taxis-moto et des bajajs sur la Route nationale 4 (RN4) est désormais interdite. Cette mesure, appliquée en vertu d’une note ministérielle du 4 janvier 2021 relative à l’interdiction des tricycles motorisés sur les Routes nationales, vise à renforcer la sécurité routière et à prévenir les accidents ainsi que les pertes en vies humaines, selon les autorités.
Pour expliquer cette mesure, l’OMC élargi du district d’Ambatoboeny a organisé une réunion de sensibilisation mardi matin à Ambondromamy. Les autorités administratives, les responsables des transports, de la météorologie et de l’Agence des transports terrestres (ATT), les responsables de la gendarmerie ainsi que les maires des communes concernées y ont pris part. Les représentants des conducteurs et les propriétaires de bajajs ont également participé à cette rencontre conduite par le chef de district d’Ambatoboeny, avec l’appui du commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de Boeny et des services techniques déconcentrés.
«Nous avons souligné l’importance de cette mesure administrative vu les séries d’accidents mortels le long des routes nationales. Des surcharges de passagers sont constatées ainsi que des transports de marchandises dangereuses sur les tricycles motorisés. La loi sera appliquée», a précisé le directeur de l’Agence des transports terrestres (ATT) de Mahajanga.
Une séance de discussion et de questions-réponses relatives à la note a été effectuée au profit des chauffeurs et des propriétaires de véhicules tricycles motorisés, rappelant l’importance de son application et de son respect pour éviter la perte de vies humaines sur les RN.
Cette décision est toutefois loin de faire l’unanimité. Mécontents, des chauffeurs de taxis-motos et des propriétaires de bajajs ont contesté l’interdiction à l’issue de la réunion. Ils ont manifesté au carrefour d’Ambondromamy en brûlant des pneus, provoquant des perturbations de la circulation sur cet axe stratégique reliant les nationales 4 et 6 menant vers le Nord.
Vero Andrianarisoa