LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE - La relance économique comme priorité

Le PLFR 2026, en examen à l’Assemblée nationale, mise sur la relance économique à travers les investissements publics, la décentralisation et de nouvelles mesures fiscales.

Le ministère de l’Économie et des Finances, dirigé par le Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, entend prioriser la relance de la vie économique du pays à travers sa politique budgétaire.

Le Projet de loi n° 014/2026 portant loi de finances rectificative (PLFR 2026), actuellement examiné en commission à l’Assemblée nationale, prévoit une politique budgétaire orientée vers le soutien à l’activité économique. Au cœur du texte figure la poursuite des investissements publics structurants. Les infrastructures routières, l’énergie ainsi que les aménagements agricoles demeurent des priorités, avec pour objectif affiché de soutenir la croissance et de désenclaver plusieurs régions.

La décentralisation occupe également une place importante dans ce projet de loi. Les dotations allouées aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) connaissent une augmentation progressive, avec pour ambition d’atteindre environ 12 % du budget national, estimé à 26 799,7 milliards d’ariary. Selon les informations communiquées par les autorités, cette orientation doit permettre de rapprocher davantage l’administration des citoyens et d’améliorer la qualité des services publics au niveau local.

Parmi les axes majeurs du projet figurent les investissements destinés à soutenir l’activité économique, à travers la poursuite des dépenses consacrées aux infrastructures publiques. La construction et la réhabilitation des routes, ainsi que les projets énergétiques et les aménagements agricoles, demeurent au centre des priorités budgétaires. Le gouvernement présente ces investissements comme des leviers susceptibles de stimuler l’économie et d’améliorer les conditions de vie de la population.

Nouvelles mesures

Le ministère de l’Économie prévoit également plusieurs mesures destinées à dynamiser l’activité économique du pays. Parmi elles figure la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux intérêts des crédits bancaires. Plusieurs entrepreneurs interrogés hier à ce sujet ont exprimé leur satisfaction face à cette mesure, estimant que, si elle est adoptée par les députés, elle pourrait faciliter l’accès au crédit, un enjeu majeur pour l’investissement privé.

En matière de dépenses publiques, le texte prévoit la poursuite des principaux engagements de l’État. Le paiement des salaires des fonctionnaires ainsi que le fonctionnement des services publics, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation, figurent parmi les dépenses prioritaires maintenues dans le projet, malgré les contraintes budgétaires.

Le projet introduit également plusieurs nouvelles dispositions. Sur le plan administratif, toutes les exonérations décidées en Conseil des ministres sont supprimées dans l’attente d’une évaluation destinée à mesurer leur impact réel en faveur des populations les plus vulnérables, au regard du poids des dépenses fiscales sur le budget de l’État.

Par ailleurs, des ajustements sont prévus au niveau des tarifs douaniers, avec la re-taxation de certaines sous-positions nationales jugées contraires au principe d’équité et à la protection des producteurs locaux face aux importations.

Le texte doit encore faire l’objet de discussions parlementaires avant son éventuelle adoption.

Doris Mampionona

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