À Tsimiroro, Madagascar Oil vise trois cents barils par jour avant fin 2026, première étape vers trois mille barils quotidiens d’ici deux ans, à condition d’un soutien décisif de l’État.
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| Vue du site de Tsimiroro. |
À Tsimiroro, la cadence s’accélère. Madagascar Oil s’apprête à franchir le seuil symbolique des trois cents barils par jour avant la fin de l’année 2026.
Cette montée en puissance, portée par la remise en service de vingt-cinq puits et la modernisation des infrastructures d’injection de vapeur, esquisse une nouvelle performance attendue d’ici la fin du second semestre. La société met désormais le cap vers un nouvel objectif : celui d’atteindre trois mille barils par jour d’ici vingt-quatre mois grâce au forage d’une centaine de nouveaux puits.
Pour la compagnie, l’enjeu est autant énergétique que souverain.
En injectant cette huile lourde locale sur le marché national, Madagascar Oil espère soulager la Jirama, dont les besoins oscillent entre trois mille et quatre mille barils, tout en brisant le cycle de la dépendance aux importations.
Ce déploiement industriel reste toutefois conditionné à un soutien politique. « L’appui de l’État est décisif », martèle Yanto Sianipar, administrateur général.
Levier
Le responsable indique en effet que « le soutien des pouvoirs publics constitue ainsi un levier déterminant pour sécuriser les prochaines étapes, accélérer les investissements et permettre à Tsimiroro d’atteindre son plein potentiel ». Dans ce communiqué, la compagnie a également fait référence aux dispositions relatives au régime douanier. Pour éviter des surcoûts massifs lors de l’expansion, elle attend désormais que le Code pétrolier, notamment sur le volet douanier, devienne le moteur de cette accélération.
Itamara Otton
