À l’issue d’une assemblée générale élective, Tanteliarimiza Rakotomalala, la fondatrice de l’agence Becom, a été élue à la tête des Femmes entrepreneures de la région Analamanga. Une consécration pour celle qui se définissait avant tout comme une entrepreneure. « En acceptant cette responsabilité, je mesure pleinement l’ampleur de la tâche qui nous attend. Un engagement fort envers une communauté de femmes qui entreprennent, créent, innovent, prennent des risques et contribuent chaque jour à faire avancer notre économie », a déclaré la fondatrice de Becom sur ses réseaux sociaux.
Tanteliarimiza Rakotomalala sera à la tête des femmes entrepreneures d’Analamanga jusqu’en 2028. Elle succède à Sandy Randria De Tsararay, qui présidait les FEA entre 2024 et 2026.
Les ambitions de Tanteliarimiza Rakotomalala ont été annoncées d’emblée. « Créer davantage d’opportunités, accélérer davantage d’entreprises et faire émerger davantage de femmes entrepreneures prospères, influentes et inspirantes, capables de devenir les championnes économiques de demain», a-t-elle annoncé.
Ces ambitions cristallisent le combat de toute une carrière pour Tanteliarimiza Rakotomalala, qui aura fait bouger les lignes dans l’entrepreneuriat féminin. Et ces dernières années, à Madagascar comme dans le reste du monde, l’entrepreneuriat féminin a connu une montée spectaculaire.
Cependant, l’entrepreneuriat féminin fait encore face à de nombreux défis. Selon le World Economic Forum, les startups et PME dirigées par des femmes ne captent que 2 % des financements mondiaux. En Afrique, les scores sont plus nuancés. C’est le continent qui détient le taux d’entrepreneuriat féminin le plus élevé au monde. Une femme sur quatre (26 %) lance ou gère une entreprise. Mais les femmes font face à un déficit de financement estimé à 42 milliards de dollars américains en raison des barrières institutionnelles et sociales.
Selon le rapport sur l’écart de genre du Forum économique mondial, 21,6 % des entreprises malgaches sont détenues majoritairement par des femmes et 28,2 % d’entre elles sont dirigées par une femme. Tanteliarimiza Rakotomalala entend faire bouger les lignes à Madagascar.
Itamara Otton