La période d’étiage commence. La Jirama annonce une série de mesures pour y faire face.
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| Les centrales solaires sont des alternative aux centrales thermiques. |
La Jirama se tourne à nouveau vers l’énergie thermique pour renforcer sa production électrique. « Les centrales thermiques, à l’exception de la turbine à combustion (TAC), sont actuellement opérationnelles. Elles prennent le relais dès que les ressources hydroélectriques commencent à s’épuiser », a indiqué une source auprès de la compagnie nationale, hier.
À Andekaleka, le niveau du barrage baisse continuellement. Il y a encore une semaine, la centrale d’Andekaleka faisait tourner ses quatre turbines à plein régime, le soir, durant les heures de pointe. Aujourd’hui, elle est contrainte de n’en utiliser que trois. « Faire fonctionner les quatre turbines durant les pics de charge est techniquement possible, mais tenter de lancer ce dernier groupe viderait trop rapidement les réserves d’eau. C’est très sec ici, il n’a pas plu une seule goutte depuis un bon bout de temps », confie un technicien.
La production de cette centrale, qui assure un tiers de l’électricité du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), a diminué à près de 100 MW, contre 116 MW en temps normal.
De nombreuses coupures d’électricité ont déjà été constatées sur le RIA ces derniers jours. Des usagers commencent à hausser le ton. La Jirama se veut rassurante. Elle affirme qu’il ne s’agit pas encore de délestages économiques, mais plutôt de coupures provoquées par des pannes techniques.
Mesures
La compagnie nationale prend les devants et se prépare activement à l’étiage. Parmi les mesures annoncées, outre l’opérationnalisation des centrales thermiques, figure la poursuite des projets d’installation de centrales solaires. Actuellement, 11,5 MW sont déjà injectés dans le RIA grâce aux parcs solaires d’Ampangabe, de Mangatany et d’Ambatomirahavavy.
Le réseau continuera de se renforcer. D’ici à la fin du mois, la centrale d’Ilafy devrait fournir 1 MW supplémentaire, tandis que celle de Moramanga, qui produit 15 MW au total, en injectera prochainement 5 MW dans le RIA. La compagnie prévoit également la mise en place de groupes d’une capacité totale de 8 MW à Manjakandriana et à Ampangabe, ainsi que d’un autre groupe de 8 MW à Antsirabe.
Ces dispositions seront-elles suffisantes pour limiter l’impact des délestages cette année ? La compagnie estime, en tout cas, que la situation est mieux maîtrisée. Le coup d’envoi des coupures programmées a été repoussé. « Auparavant, le délestage débutait dès mars ou avril. Cette année, nous n’avons pas encore activé cette mesure », note une source.
Miangaly Ralitera
