COLONEL RANDRIANIRINA - «Le botulisme est la cause de l’anniversaire fatal»

Le Chef de l’État a remis en avant le sujet de l’anniversaire noir du 14 juin 2025, durant son émission spéciale sur la TVM, hier. Se basant sur la thèse de médecins russes, il affirme que le botulisme serait la cause du drame.

Le colonel Randrianirina durant son émission spéciale, hier, sur la TVM.

Un rebondissement. Durant son émission spéciale diffusée à la télévision publique TVM, hier, le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, a replacé au cœur de l’actualité l’affaire de la soirée d’anniversaire du 14 juin 2025, sur la route menant vers Ambohimalaza. Une tragédie qui a causé plus de trente morts.

« Après avoir examiné Tojo, ils ont tout de suite conclu que ces personnes ont été victimes de botulisme », affirme le locataire d’Iavoloha, rapportant les conclusions des médecins russes qui ont pris en main les survivants de l’anniversaire fatal. En avril, la présidence de la Refondation de la République a, en effet, annoncé que des docteurs russes prenaient en main les survivants de l’anniversaire noir, notamment Patricia et Tojo Rahamefy.

L’officier supérieur a, de lui-même, placé l’anniversaire noir parmi les sujets discutés durant sa sortie médiatique d’hier. Il a évoqué cette affaire comme exemple dans ses explications sur les différents aspects du champ de coopération entre Madagascar et la Russie. À l’entendre, les médecins russes chercheraient à savoir de quel type de botulisme il s’agit. « Ils ont expliqué qu’il y a sept types de botulisme dans le monde. Trois sont d’origine naturelle, mais les quatre autres sont des armes biologiques », indique le Chef de l’État.

En avançant que le botulisme serait la cause du drame du 14 juin 2025, le colonel Randrianirina contredit la thèse soutenue par son prédécesseur, Andry Rajoelina. Dans une émission spéciale pour faire « un rapport public » sur cette affaire, le 24 juillet 2025, l’ancien président de la République avait affirmé la thèse de « l’empoisonnement ». Selon lui, les analyses effectuées en laboratoire auraient révélé que la substance toxique est « l’atropine», un principe actif contenu dans le datura et la belladone.

Pour bétonner les arguments étatiques, l’ancien Président s’est entouré des ministres de la Santé publique, de la Sécurité publique et de celui délégué à la Gendarmerie nationale de l’époque ainsi que de la procureure de la République près du tribunal de première instance d’Antananarivo, toujours en poste. 

Intrigues

Le professeur Zely Randriamanantany, ancien ministre de la Santé publique, avait expliqué que « trois points ont permis d’écarter la thèse du botulisme». Le premier est qu’« il n’y a jamais eu de cas de botulisme causé par des pâtisseries». Le second est que, lors des tests en laboratoire, les souris à qui ont été donnés des échantillons du suc gastrique des patients et des donuts au menu de la fête « sont mortes en moins de cinq minutes, alors qu’en cas de botulisme, le décès ne devait intervenir que trois ou quatre jours après ». Et le troisième, que « le botulisme ne détruit pas le foie, ni les reins, et n’altère pas le cœur ».

La piste selon laquelle des donuts contenaient le poison aurait été privilégiée après l’entretien avec des malades, le lendemain de la fête. L’ancien ministre de la Santé publique avait également souligné que les analyses pour déterminer les causes de l’empoisonnement ont été faites dans quatre laboratoires dont un à Maurice et à l’Institut médico-légal de Strasbourg.

Dans le cadre de cette affaire, des personnes ont été placées en détention préventive. Le général Andriatsarafara Rakotondrazaka, ancien ministre délégué à la Gendarmerie nationale, avait affirmé que la principale accusée « est passée aux aveux» et « qu’un acte de vengeance est le mobile du crime ». Ce qu’avait confirmé Narindra Rakotoniaina, procureure de la République.

Durant son émission spéciale, hier, le colonel Randrianirina a cependant laissé entendre que des faits autour du dossier l’intriguent. Il indique que l’administration de la Refondation de la République veut approfondir la thèse du botulisme issue des conclusions des médecins russes. Des spécialistes russes et des enquêteurs auraient ainsi été dépêchés sur les lieux du drame. « Lorsqu’ils sont arrivés sur place, il n’y avait plus rien. Un atelier s’y est installé. Tout a été nettoyé avec du détergent», rapporte le Chef de l’État.

D’après l’officier supérieur, pourtant, les spécialistes russes ont indiqué qu’ils n’auraient besoin que de quelques échantillons pour déterminer de quel type de botulisme il s’agit. Du reste, Patricia, survivante de la tragédie, aurait été pistée par deux étrangers durant la période où elle était soignée par les Russes, selon l’officier supérieur. « Un individu se présentant comme un émissaire de la Présidence s’est présenté chez elle, lui a demandé ses dossiers médicaux et les a emportés », soutient-il.

« Je me demande ce qu’il y a réellement derrière cette affaire », déclare ainsi le colonel Randrianirina. De prime abord, près d’un an après les faits, le mystère reste entier sur l’anniversaire noir. 

« Nous encourageons ceux qui ont encore des échantillons pouvant être analysés à se manifester. Nous entendons que quelqu’un en aurait encore en France, afin de savoir quel type de botulisme a causé la mort de ces nombreuses personnes. Ce que l’on sait, c’est que c’est le botulisme. Mais s’agit-il d’un botulisme naturel ou d’un botulisme arme biologique ? », lance-t-il pour l’élucider.

Garry Fabrice Ranaivoson

4 Commentaires

  1. L'obscurantisme est de rigueur chez les pays non développés. Au Sénégal on dit que l'homosexualité serait une maladie envoyée par la France, ; au Congo on dit qu'Ebola serait une maladie envoyée par l'Occident ... Et chez nous, par manque d'hygiène , les intoxications alimentaires viendraient du botulisme !!! Diversion , qu'on s'occupe surtout du quotidien de notre population d'abord !!!

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    1. Le bouffon du fuyard supermenteur ancien gouverneur de la France dans ce pays tombe le masque et il fait la preuve avec ses délires d'un minable lèche-botte d'une pourriture !

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  2. Le bon sens a voulu qu'on a toujours écarté la thèse farfelue et trompeuse de Rainilainga et sa clique de malfaisants d'un empoisonnement à la datura et la belladone lors de cet événement tragique d'Ambohimalaza . Tous ces individus qui ont participé à cette comédie dramaet turgique devant le peuple Malgache avec en tête le mythomane et obscurantiste le lâche président déchu en fuite actuellement . Le ministre de la santé et le ministre délégué à la gendarmerie à l'époque et cette procureure toujours en place doivent rendre des comptes devant la justice . L'entretien radio- télévisé mené par le tyran ancien président Français de Madagascar était une mascarade scandaleuse . Les conclusions du laboratoire de référence en France n'ont jamais été dévoilées au public .
    On a toujours martelé que le botulisme par la survenue et l'évolution de la santé des malades était le diagnostic le plus plausible . On ne va pas revenir totalement sur les descriptions cliniques mais ces problèmes respiratoires à distance sont assez évocateurs et qui permettent d'écarter un empoisonnement .
    On ne peut qu'être en phase avec les Médecins Russes et cette triste histoire démontre une fois de plus que Andry Nirina Rajoelina était un personnage perfide et dangereux à la tête de ce pays , tout concoure actuellement à dire qu' il le restera toujours ...

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  3. Marco le Russe a parlé, tout va bien en terre malgache. Pourquoi se plaindre puisqu'on n'a plus de tyran ... heu heu !! On verra bien !!! RDV dans ,,,

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