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| L'histoire des maillots bleus des Barea a fait le tour du monde. |
Pointé du doigt. À plus d’une semaine après le match amical Maroc contre Madagascar du 2 juin, dans le cadre de la fenêtre FIFA, marqué par le scandale des « fameux maillots bleus» des Barea, la Fédération malgache de football n’a jusqu’ici pas donné sa version officielle de cet incident. Les Barea ont vêtu des maillots inhabituels bleus à ce match, remporté largement 4-0 par les Lions de l’Atlas marocains. Le président de la fédération, Alfred Randriamanampisoa, avait expliqué dans le journal, le 4 juin, que « le maillot bleu est notre maillot de parade, mais pas d’entraînement. Nous ne pouvions pas mettre le rouge, la couleur choisie par l’équipe hôte, le vert non plus, car c’est la couleur de leur short. Nous avions dû proposer le maillot de parade bleu dont l’impression des numéros avait été faite juste avant le match dans le stade ». Les passionnés de football ne croient plus au patron de l’instance nationale, qui « déforme les informations » et est très critiqué pour « son incompétence ».
Une pluie de critiques a été par la suite publiée sans cesse sur les réseaux sociaux et dans les quotidiens nationaux et internationaux en ligne. Selon une source qui a préféré garder l’anonymat, « Il n’y avait pas d’équipements avant la séance du lundi, le jour où les équipements sont arrivés. Ils se sont entraînés avec ce qu’ils avaient avec eux. Les maillots étaient trop petits et ne rentraient pas sur les grands gabarits, donc ils ont floqué en urgence les maillots bleus avec l’aide du Maroc, d’où le retard du match. 75 % ne rentraient pas ». Notre source a souligné que le maillot vert a été accordé avec réticence lors de la réunion technique. « La FMF n’avait que le vert et le rouge (...) Le maillot bleu est prévu pour l’échauffement. Le maillot de parade, le polo vert, a été utilisé lors de l’échauffement ».
Amateurisme
Un rédacteur spécialiste du football, Romain Molina, a évoqué dans sa publication du 7 juin « des faux maillots (...) Les équipements ne correspondaient pas aux besoins de l’équipe nationale. Ils étaient obligés de s’entraîner avec d’anciennes tenues ou des habits personnels ». Les maillots officiels et les équipements sont arrivés en retard et il a fallu en improviser d’autres pour le match contre le Maroc. « De nombreux maillots n’étaient pas à la bonne taille, trop petits ou serrés », peut-on lire dans sa publication. Ce dernier, ainsi que l’ancien capitaine des Barea à la CAN, ont réitéré « le manque d’organisation et l’amateurisme de l’équipe de la fédération actuelle ».
De plus, l’intendant de l’équipe nationale au Maroc, Tiana Laingo Iarilanja, premier responsable des équipements, n’a fait qu’affirmer qu’il « n’a aucun lien familial avec le président de la fédération » au lieu de donner des précisions sur le choix des maillots bleus que les footeux attendaient tant. Ce dernier a été le maître de cérémonie des événements de la fédération, pour ne citer que l’assemblée générale ordinaire de l’instance nationale à Antsirabe à la fin du mois de mars.
Serge Rasanda
