Pendant deux jours, l’Hôtel Diana, à Ambilobe, a accueilli une réunion d’échanges réunissant des directeurs régionaux, particulièrement issus des services de l’État, des maires ainsi que des partenaires techniques. Cette rencontre, initiée par la WCS ou Wildlife Conservation Society, porte sur la coordination des actions intégrées menées au sein des aires protégées placées sous sa responsabilité.
Dans les faits, il existe bien des textes régissant la gestion des aires protégées. Toutefois, chaque acteur tend à les interpréter selon ses propres intérêts, qu’il s’agisse des programmes gestionnaires, de l’administration ou, plus particulièrement, des communautés locales.
C’est pourquoi les différents cadres juridiques liés à la protection et à la conservation des aires protégées marines et terrestres ont été au centre d’un atelier d’échanges tenu dans la capitale d’Ankarabe, ayant pour objectif de renforcer la compréhension commune des dispositions légales en vigueur, mais aussi d’améliorer leur application sur le terrain.
En s’appuyant sur les acquis récents, notamment le festival de la mangrove à Nosy Be et les visites d’échange du programme Pêche Côtière Durable-II, cet événement vise à favoriser la coordination institutionnelle, le partage de bonnes pratiques et l’harmonisation des approches de gestion.
La rencontre a débuté par la présentation et l’explication des principaux textes juridiques relatifs à l’environnement, notamment le décret COAP ou Code de Gestion des Aires Protégées et la convention plus connue sous son acronyme anglais « CITES » (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction)...
Durant ces deux jours, les participants ont échangé autour des lois et règlements encadrant plusieurs domaines liés à la gestion durable des ressources naturelles, à savoir l’environnement, le tourisme, les ressources minières, les ressources marines ainsi que le foncier. Comme il fallait s’y attendre, le débat a été houleux vu la mauvaise pratique qui a gagné du terrain depuis des années. En effet, la méconnaissance des lois peut favoriser certaines pratiques illégales, notamment les défrichements, les feux de brousse, l’exploitation abusive des ressources naturelles ou encore les occupations non autorisées dans les zones sensibles.
Raheriniaina