IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE  - Le député Raholdina en mauvaise posture

La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, explique certaines poursuites judiciaires.

En marge de la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire du Parlement à Tsimbazaza, hier, la ministre de la Justice a indiqué que la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Naivo Raholdina avait été déposée auprès de l’Assemblée nationale. Selon elle,  « le processus a connu un léger retard en raison de l’absence du président de l’institution au moment de la transmission du dossier. Nous ne faisons pas de choses irrégulières ». Cette absence expliquerait pourquoi la demande n’a pas été officiellement réceptionnée dans les délais habituels, retardant ainsi l’examen du dossier.

Du côté de l’Assemblée nationale, le président de l’institution, Siteny Randrianasoloniaiko, a précisé lundi dernier à son bureau qu’aucune lettre de demande de levée de l’immunité parlementaire du député mis en cause n’a été reçue. Il a rappelé qu’aucune poursuite judiciaire ne peut être engagée contre un parlementaire tant que son immunité n’a pas été levée. 

Poursuites visant Andry Rajoelina 

Selon la ministre de la Justice, les poursuites visant l’ancien président Andry Rajoelina relèvent désormais du cadre juridique de la Haute Cour de Justice (HCJ), juridiction compétente pour juger les anciens hauts responsables de l’État dans certains cas précis. Toutefois, cette étape ne pourrait être enclenchée qu’à la suite d’une éventuelle mise en accusation par l’Assemblée nationale.
Elle a indiqué que l’inscription de cette procédure à l’ordre du jour de la session parlementaire en cours était déjà confirmée. En cas d’adoption, cette décision permettrait de saisir le procureur général près la HCJ, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires. 
Fanirisoa Ernaivo a également tenu des propos plus fermes concernant la suite du dossier, déclarant que si la mise en accusation n’aboutissait pas, d’autres voies pourraient être envisagées. Elle estime notamment que certaines questions juridiques entourant la situation de l’ancien chef de l’État pourraient être soulevées, notamment celles relatives à sa nationalité et à l’exercice de ses anciennes fonctions.

Doris Mampionona

1 Commentaires

  1. En toute circonstance le tyran sanguinaire qui a volé , pillé et détruit le pays doit rendre compte devant la justice Malgache . La liste des méfaits de ce mégalomane , mythomane , obscurantiste et complotiste est longue et ne souffre d'aucune discussion pénale . On peut passer en revue essentiellement les décès à la pelle par retard de la vaccination pour favoriser leur business du CVO . Il a encore récidivé avec la crise gravissime du paludisme en 2025 à Ikongo qu'on a traité sans les recommandations de l'OMS avec toujours leur tisane CVO . Il est de notoriété de citer les détournements de fonds publics , la corruption systémique , le népotisme , les ententes mafieuses , les élections truquées etc ... Surtout il a l'entière responsabilité des répressions violentes des manifestations de la jeunesse en septembre 2025 avec des morts d'homme par balles réelles . La position de la France sera scrutée sur le plan de la procédure judiciaire concernant une éventuelle extradition de son ressortissant qui a obtenu sa "naturalisation " par ruse et des combines malsaines au sommet du gouvernement Français de l'époque sortant du cadre légal !

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