Au Radisson Blu Tana Waterfront, l’exposition « Ma planète, je t’aime » sensibilise les jeunes générations aux menaces pesant sur la biodiversité et aux gestes concrets pour la protéger.
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| Des élèves découvrent les œuvres photographiques de l’exposition « Ma planète, je t’aime » au Radisson Blu Tana Waterfront. |
Dès les premiers regards posés sur les œuvres, le message est clair : la biodiversité malgache, aussi exceptionnelle que fragile, appelle à une prise de conscience urgente. Dans le cadre du Festival de la nature, cette exposition se tient du 4 au 8 mai au Radisson Blu Tana Waterfront. « Ma planète, je t’aime » s’impose comme un espace pédagogique et immersif dédié à la préservation des écosystèmes, à travers vingt-trois œuvres photographiques et un ensemble de supports illustrés.
Pensée comme un parcours éducatif structuré, l’exposition met en lumière, en priorité, les menaces qui pèsent sur la biodiversité. Trafic illégal d’espèces, prolifération d’espèces envahissantes ou encore changement climatique entraînant des catastrophes naturelles : autant de réalités abordées de manière accessible pour éveiller les consciences, notamment celles des enfants, des élèves et des étudiants, principaux publics ciblés.
Au-delà du constat, l’exposition valorise également les richesses naturelles du pays. Madagascar, dont près de 90 % des espèces sont endémiques, y est présenté comme un territoire d’exception, où la biodiversité constitue à la fois une source de denrées alimentaires, de revenus et un socle identitaire fort, en lien avec les valeurs et symboles nationaux. Les savoirs locaux y occupent une place essentielle, rappelant l’importance d’une cohabitation harmonieuse entre l’être humain et son environnement.
Pistes d’action
Les impacts des activités humaines sur les océans font également partie des thématiques majeures abordées. Pollution par les microplastiques, surexploitation des ressources marines et déséquilibres écologiques sont illustrés pour mieux faire comprendre les conséquences directes sur les milieux naturels et le climat. Face à ces enjeux, l’exposition propose des pistes concrètes d’action : éviter les produits chimiques toxiques, limiter les prélèvements excessifs, lutter contre le braconnage, réduire la pollution ou encore s’informer et s’engager activement pour la biodiversité.
Portée par la société Festiv, en collaboration avec le projet Varuna – Sciences de la durabilité, et animée par l’association Malagasy Mifanampy Isika, cette initiative s’inscrit dans une volonté de rapprocher science et société. Le dispositif est enrichi par la projection de cinq courts-métrages EPOP, offrant des témoignages directs sur les effets du changement climatique et les défis de la conservation.
« Préserver la nature, c’est aussi préserver notre avenir », souligne Ortega Andriamiarina, représentant de Festiv, insistant sur l’importance de sensibiliser les jeunes, considérés comme les acteurs du présent et de demain. Une vision partagée par Lalarisoa Rakotoarimino, cheffe de projet Varuna, qui met en avant la nécessité d’encourager, dès le plus jeune âge, des comportements écocitoyens durables.
Accueillant des centaines d’élèves âgés de 12 à 16 ans issus d’établissements publics et privés de la capitale, l’exposition remplit pleinement son objectif: transformer l’information en prise de conscience et la prise de conscience en action. Car ici, chaque geste compte : un petit pas pour l’individu, un grand pas pour l’humanité.
Cassie Ramiandrasoa
