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| Le général Lylyson René de Rolland Urbain, ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers. |
Assouplissement. Les activités de remblai reprennent partiellement. Le ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers a allégé l’interdiction dans le Grand Tanà.
« Après un examen approfondi de la situation, le ministère a constaté que certaines activités étaient injustement bloquées. L’implantation d’entreprises comme la construction de logements se retrouvait ainsi freinée. Il a donc été jugé nécessaire de faire la part des choses entre les activités réellement à l’origine des problèmes. Celles qui favorisent les inondations restent strictement interdites, tandis que les projets porteurs de développement doivent pouvoir être autorisés », a déclaré le général Lylyson René, ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers, jeudi.
L’autorisation est accordée pour les opérations de rehaussement ou de remblai sur des terrains secs et non marécageux. Elle reste toutefois soumise à certaines conditions. « Des techniciens se rendent sur le terrain pour évaluer les caractéristiques du site. Ils analysent notamment les dispositifs d’assainissement, les systèmes d’évacuation des eaux. À l’issue de cette mission, ils formulent un avis ou des recommandations. Sur cette base, le ministère peut alors délivrer, le cas échéant, une autorisation administrative », poursuit le ministre.
Ces techniciens, issus des services de l’aménagement, des travaux publics, du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, du secteur de l’énergie, ainsi que de la commune, de l’État et du ministère de l’Environnement, se réunissent pour former un comité. « Aucun remblai ne peut être entrepris sans autorisation préalable, délivrée uniquement après l’inspection effectuée par ces techniciens », insiste le ministre.
Demeurent interdits les travaux de remblai dans les zones marécageuses, les zones inondables ainsi que les zones non constructibles.
La décision d’interdiction des remblais dans le Grand Antananarivo a été prise en février 2022. Pourtant, ces travaux ont continué à être réalisés malgré cette mesure. Ces remblais déjà effectués ne resteront pas sans suivi. « Tous les sites concernés, notamment à Alasora, Ambohidratrimo et dans d’autres localités, feront l’objet de contrôles, avec vérification des documents administratifs. Dans les zones inondables ou non constructibles, des sanctions particulièrement sévères seront appliquées, et les terrains devront être remis dans leur état initial. Pour les terrains situés en zone constructible ou ayant fait l’objet d’un rehaussement, le respect des normes d’assainissement sera exigé avant toute délivrance d’autorisation de remblai», insiste le ministre.
Miangaly Ralitera
