VOL IMPLIQUANT DES MILITAIRES - L’application « rigoureuse » de la loi affirmée

Le quartier d’Ambodihady où les malfaiteurs ont opéré.

Une application rigoureuse et impartiale de la loi. C’est ce qu’affirme le ministère de la Justice dans un communiqué publié hier, au sujet de l’arrestation d’un groupe d’individus, dont « six militaires », dans le cadre d’une affaire d’attaque à main armée survenue à hauteur du pont d’Ambodihady.

« (…) le ministère de la Justice réaffirme sa tolérance zéro face à toute infraction et appelle les juridictions compétentes à faire une application rigoureuse et impartiale de la loi », rapporte la missive ministérielle. Même son de cloche du côté du ministère des Forces armées. S’étant également fendu d’un communiqué sur le sujet, ce dernier soutient que « les mesures prévues par la loi seront immédiatement appliquées afin de traduire ces militaires devant la justice ».

Les faits remontent au 20 avril. Le coursier d’une station-service du sixième arrondissement d’Antananarivo a été victime d’une attaque à main armée. Une somme de 73 millions d’ariary lui a été dérobée. Un groupe d’individus composé de civils et de militaires a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur cette affaire. Sa publication dans la presse, hier, a déchaîné une ribambelle de réactions et de commentaires.

Condamnation

Les militaires soupçonnés dans cette affaire seraient des membres du Régiment de la garde présidentielle (RGP). L’un d’entre eux aurait été détaché comme garde du corps de Fanirisoa Ernaivo, garde des Sceaux. « Le militaire cité comme étant l’ancien garde du corps de la ministre de la Justice avait déjà cessé d’exercer cette fonction à la fin du mandat du précédent gouvernement. En conséquence, il n’occupe plus ce poste à ce jour », explique la missive publiée par ce département.

Le ministère des Forces armées indique, pour sa part, que « la Présidence de la Refondation de la République, le ministère des Forces armées et l’État-major des armées ne sauraient en aucun cas être tenus responsables des actes et faits commis par des militaires en dehors des missions légales qui leur sont confiées ». 

Le département ministériel ajoute que ces entités « condamnent fermement la violation de la loi ainsi que le non-respect de l’éthique et de la déontologie commis par ces militaires ».

Garry Fabrice Ranaivoson

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