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| Photo de famille à l’occasion du 31ème Congrès de la Fédération Pharmaceutique de l’océan Indien, tenu hier au CCI Ivato. |
Plusieurs conditions strictes régissent l’ouverture d’officines. « La procédure implique la soumission d’un dossier complet auprès du ministère de la Santé publique, dans le respect de règles déontologiques précises », indique le Dr Hoby Sitraka Ravelomampianina, en marge du 31e Congrès de la Fédération pharmaceutique de l’océan Indien, tenu hier au Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato.
L’examen des demandes s’effectue en collaboration étroite avec l’Ordre national des pharmaciens. Seul un pharmacien est habilité à ouvrir une officine. Des exigences portent notamment sur le diplôme et le profil professionnel du demandeur. « Le local doit également répondre à des normes définies, notamment en matière de superficie. Une distance minimale entre deux officines est par ailleurs imposée. L’ensemble du dossier est déposé auprès de l’AMM, avec transmission à l’Ordre national des pharmaciens », précise-t-il.
L’instruction mobilise plusieurs services chargés d’analyser les différentes composantes du dossier. Lorsque les critères sont remplis, une visite des lieux est effectuée, suivie de l’élaboration d’un projet d’arrêté d’ouverture.
Maillage
Selon les estimations, Madagascar compte environ trois cent cinquante officines. « En principe, une pharmacie est prévue pour vingt mille habitants, avec une distance moyenne de 400 mètres entre deux établissements », ajoute le directeur de l’AMM.
Pour pallier le manque de pharmaciens observé par le passé, les autorités ont autorisé l’ouverture de dépôts de médicaments dans les zones insuffisamment couvertes. Cette mesure transitoire visait à améliorer l’accès aux traitements. La situation tend toutefois à évoluer avec l’augmentation du nombre de pharmaciens formés, laissant entrevoir un meilleur maillage du territoire.
S’agissant des dépôts de médicaments, un dossier spécifique doit être constitué auprès de la Direction de la pharmacie, des laboratoires et de la médecine traditionnelle. La procédure est menée en coordination avec les districts, les régions et les directions régionales de la Santé publique. Après examen par une commission, les candidats retenus suivent une formation à l’Institut national de santé publique et communautaire (INSPC), préalable à la délivrance d’un arrêté ministériel autorisant l’ouverture.
À terme, l’augmentation du nombre de pharmaciens devrait contribuer à renforcer la couverture sanitaire et à améliorer l’accès aux médicaments, y compris dans les zones les plus isolées.
Mialisoa Ida
