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| Les parents d’élèves du Sud-Ouest s’unissent au sein de la FI-BE FRAM pour défendre l’accès à une éducation plus équitable. |
Face à une pression financière devenue difficilement supportable, les parents d’élèves du Sud-ouest décident de se faire entendre. Ce 16 avril, la création officielle de la FI-BE FRAM (Fivondronam-ben’ny Fikambanan’ny Ray Aman-drenin’ny Mpianatra) a été annoncée, marquant une prise de position forte en faveur de l’avenir des élèves et des conditions d’éducation dans la région.
« Sahy mijoro aho satria saropiaro amin’ny hoavin’ny taranako » : cette phrase résume l’état d’esprit des membres fondateurs. À travers cette organisation, parents et acteurs éducatifs affirment leur volonté de défendre les droits des élèves et de protéger les familles face aux difficultés croissantes liées à la scolarisation. Leur engagement repose sur un principe clair : se tenir du côté de la vérité et de l’accès équitable au savoir.
Au cœur des préoccupations, le coût de l’éducation apparaît comme le principal fardeau. Plusieurs parents témoignent d’une situation devenue critique. Dans la région Sud-ouest, certains dénoncent une hausse significative des frais d’inscription, passés d’environ soixante mille ariary à près de cent mille ariary aujourd’hui, une augmentation qui fragilise davantage des familles déjà en difficulté. Cette réalité touche aussi bien les établissements publics, notamment les EPP et les collèges, que les écoles privées, où les charges sont jugées encore plus élevées.
Revendications
Les doléances sont claires. Les parents, à l’image de Madame Cynthia, insistent sur la nécessité de réduire également les frais de scolarité, soulignant que de nombreuses familles ne parviennent plus à suivre le rythme imposé.
Face à cette situation, la FI-BE FRAM formule plusieurs revendications majeures. L’organisation appelle notamment à la suspension du système de gratuité de l’éducation tel qu’il est actuellement appliqué, jugé inadapté aux réalités du terrain. Elle demande également une diminution des frais liés à l’inscription des élèves malgaches et une meilleure prise en charge des enseignants FRAM, afin de réduire la charge financière pesant sur les parents.
Ces requêtes sont adressées directement aux autorités, notamment au Président de la Refondation, par la voix de Tsimenoky Bertin Ramanatsoa, coordinateur régional à Tuléar. À travers cette mobilisation, les parents espèrent provoquer une prise de conscience et obtenir des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’accès à l’éducation dans la région.
Cassie Ramiandrasoa
