CONJONCTURE - Le Chef de l’État évoque une période trouble

Durant une cérémonie, hier à Iavoloha, le colonel Randrianirina a évoqué le climat politique qui prévaut actuellement dans le pays. Une conjoncture qu’il qualifie de trouble.

Photo du Chef de l’État, prise durant la cérémonie d’hier, à Iavoloha.

«Une période trouble ». C’est ainsi que le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, qualifie la situation qui prévaut actuellement dans le pays. Des mots qu’il a dits durant une cérémonie de remise de certificat à quatorze éléments du Régiment de la garde présidentielle (RGP), hier, au palais d’État d’Iavoloha.

Ces quatorze éléments du RGP sont les premiers à avoir suivi la formation en sécurité rapprochée de personnalités, dispensée par des militaires russes. Le locataire d’Iavoloha a évoqué la « période trouble » que traverserait le pays actuellement, dans ses mots de félicitations et d’encouragement adressés aux nouveaux certifiés. Des mots qu’il a dits en présence du commandement militaire et policier.

« Je vous encourage dans vos missions, surtout en cette période trouble. (…) je vous adresse à tous mes encouragements pour les tâches qui vous attendent en cette période troublée », déclara à deux reprises l’officier supérieur, au début et à la fin de sa courte prise de parole. Le contexte de l’événement aidant, le Chef de l’État fait visiblement référence aux affaires de tentative d’assassinat de sa personne et de tentative de coup d’État qui défrayent la chronique ces derniers jours.

Sur le qui-vive

Des affaires qui expliqueraient les multiples arrestations et placements en détention de ces derniers temps, à s’en tenir aux récentes déclarations de Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice. En marge de la présentation et du vote d’un projet de loi à l’Assemblée nationale, mardi, la garde des Sceaux a fait part à la presse de trois dossiers relevant d’une tentative de coup d’État, d’atteinte à la sûreté de l’État et de tentative d’assassinat du locataire d’Iavoloha.

Le colonel Patrick Rakotomamonjy, ancien directeur du bureau des doléances à la présidence de la Refondation de la République, serait un des principaux accusés dans ces trois affaires, selon la ministre Ernaivo. Elle a indiqué également que les membres de la Gen Z qui sont toujours gardés à vue jusqu’ici seraient suspectés d’être en lien avec lui dans ces dossiers.

La garde des Sceaux confirme aussi qu’un ressortissant français « dénommé Guy Baret » fait partie des personnes arrêtées. Ce dernier serait happé par un dossier portant sur la saisie d’une importante somme d’argent venant de l’étranger et que les autorités soupçonnent de servir à financer une tentative de coup d’État. La ministre de la Justice confirme également la présence de Sylvain Rabetsaroana, ancien sénateur, parmi les accusés dans l’une des trois affaires où le chef d’inculpation est l’atteinte à la sûreté de l’État.

De prime abord, les responsables étatiques sont sur le qui-vive, en raison de ces informations sur des velléités de trouble et d’assassinat. La semaine dernière, Harry Laurent Rahajason, directeur de la communication auprès de l’institution présidentielle, a donné une conférence de presse pour faire part du survol de cinq « drones thermiques » au-dessus de la résidence du Chef de l’État. Il a avancé la thèse « d’une probable tentative de représailles d’entités internationales ».

Garry Fabrice Ranaivoson

3 Commentaires

  1. Période trouble, à qui la faute. Le peuple attend que des problèmes du quotidien soient réglés. Promesses jusqu'à présent non tenues. Démocratie, au secours !!!

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    1. Le " vendu " de service qui vocifère comme un taré avec son niveau d'instruction qui ne dépasse pas le secondaire comme son gourou le lâche en fuite à Dubaï !

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  2. Et oui, la vérité a toujours du mal à passer chez les "insulteurs" centrés sur leur idéologie à 3 balles. Marco, tellement frustré, je te plains un max !!!!

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