AMBODIHADY - Cinq militaires impliqués dans un braquage

Saisie d’une plainte après un braquage à Ambodihady, la gendarmerie a placé treize suspects en garde à vue, dont cinq militaires.

Les lieux du crime, à Ambodihady.

Huit civils et cinq militaires sont actuellement en garde à vue après une attaque à main armée visant le coursier d’une station-service du sixième arrondissement de la capitale.

Le braquage a été commis le 20 avril vers 11 h 20, au pont d’Ambodihady, par sept individus armés circulant à bord d’un véhicule et de deux motocyclettes, selon les informations recueillies. Le coursier, chargé de transporter plus de 73 millions d’ariary, a été intercepté, emmené de force puis abandonné en cours de route. En possession du butin, les assaillants ont pris la fuite en direction d’Ambohitrimanjaka.

L’enquête a révélé une préparation minutieuse. Le commanditaire, ancien employé de la station, avait recruté les participants et coordonné l’opération. Il s’était appuyé sur un chauffeur logisticien de la station, qui avait fourni des renseignements internes sur les mouvements de fonds.

Une guetteuse était chargée de surveiller les lieux et d’alerter le groupe. Une complice civile a également participé à la préparation et au déroulement de l’opération. La propriétaire du véhicule a fourni le moyen de transport.

Réunion

Un adjudant, travaillant comme garde du corps, a dirigé le partage du butin après l’attaque. Un sergent-chef et un adjudant-chef ont participé directement au braquage, aux côtés d’autres militaires, dont un caporal et un sergent-chef, tous impliqués dans l’exécution armée. Ils ont reconnu les faits, selon l’enquête.

La chronologie des faits montre qu’une réunion préparatoire s’est tenue le 19 avril à Alasora, où le commanditaire et ses complices avaient rencontré un groupe de militaires armés. Le lendemain, l’attaque a été menée à Ambodihady. Les auteurs se sont regroupés à Nanisana pour partager le butin.

Les gendarmes ont saisi trois scooters, une voiture de marque Kia Sorento, près de 15 millions d’ariary récupérés, ainsi qu’une arme de poing de type Makarov avec huit munitions.

Trois individus restent introuvables, dont un caporal, un complice civil et un élu. L’enquête se poursuit pour retrouver ces derniers et établir l’ensemble des responsabilités dans cette affaire, qui met en cause des militaires dans un braquage d’une ampleur exceptionnelle.

Gustave Mparany

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