TSIROANOMANDIDY - Un brigadier de police blessé lors d’une fusillade

Trois bandits ont eu affaire à la police alors qu’ils attaquaient un cash-point à Tsiroanomandidy. L’un d’eux a été neutralisé, tandis qu’un policier a été blessé.

Le corps du bandit abattu a été conduit à la morgue dans le pick-up de la police.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le quartier d’Antsenakisoa, à Tsiroanomandidy, a été le théâtre d’une fusillade qui a tenu les riverains en haleine. La scène, racontent des témoins aux journalistes locaux, ressemblait à un véritable film d’action.

Trois hommes, armés d’un fusil à pompe, de barres à mine et de couteaux, ont tenté de braquer un cash-point situé derrière la gare routière, vers minuit. Mais leur plan a rapidement tourné court.

Abandonné

Alertés par des bruits suspects, les propriétaires des lieux ont immédiatement appelé la police. Les agents du commissariat et les Forces d’intervention de la police (FIP) sont intervenus et se sont retrouvés face aux assaillants.

À peine repérés, les malfaiteurs ont ouvert le feu. Les policiers ont riposté, donnant lieu à un échange de tirs qui a duré plusieurs minutes. Un brigadier a été touché à la jambe, mais ses jours ne sont pas en danger, selon les informations recueillies. Du côté des criminels, l’un d’eux a été grièvement blessé. Ses complices ont tenté de l’évacuer en direction de l’Abattoir, avant de l’abandonner. Son corps a été retrouvé plus tard dans un bosquet, victime d’une hémorragie massive.

Le cadavre a été transporté à la morgue pour les besoins de l’enquête, tandis que les deux autres fugitifs sont activement recherchés. Les policiers ont récupéré des armes blanches et des munitions, mais le fusil à pompe utilisé lors de l’attaque reste introuvable.

Selon les autorités, le même opérateur économique avait déjà été pris pour cible quelques jours plus tôt. Là encore, l’intervention rapide des forces de l’ordre avait permis d’éviter le pire. Sur place, des habitants racontent avoir entendu les détonations en pleine nuit et vécu des instants de frayeur. « On a cru que c’était la guerre», confie un témoin.

Cette affaire révèle la pression constante que subissent les gérants de cash-point. Les policiers assurent que les recherches se poursuivent et invitent la population à rester vigilante et à signaler tout mouvement suspect. Dans les rues de Tsiroanomandidy, on ne parle que de cette nuit où le calme habituel a été brisé par les rafales.

Gustave Mparany

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne