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| Les Akomba de la Coupe Davis 2025. |
Le tennis ne sera plus jamais tout à fait le même. Longtemps perçu comme un duel mental pur (entre deux joueurs), où chaque joueur devait résoudre seul les équations du jeu, le circuit professionnel s’ouvre désormais à une pratique jusque-là marginale : le coaching en direct.
Depuis début 2025, les joueurs peuvent échanger avec leur entraîneur à la vue et au su de tout le monde, entre les points et lors des changements de côté. Une évolution encadrée, mais significative, dont l’application reste à la discrétion des organisateurs, qu’il s’agisse de l’ATP, de la WTA ou des tournois du Grand Chelem.
Avant cette réforme, le coaching était interdit dans la majorité des compétitions, même pour les juniors, sauf exceptions ponctuelles, notamment sur le circuit féminin. Désormais, la communication est assumée, dans une logique de modernisation et de mise en valeur de la dimension stratégique du jeu. Les consignes deviennent visibles : ajustement du service, variation des trajectoires, adaptation au rythme adverse.
Dans un contexte où les sports cherchent à capter davantage l’attention, cette évolution rapproche le tennis d’autres disciplines collectives, où l’influence du banc est déterminante.
Responsabilisation du joueur
Cette transformation ne fait pourtant pas l’unanimité. Pour les puristes, elle remet en cause l’essence même du tennis : un sport où le joueur, seul sur le court, doit trouver ses propres solutions face à l’adversité. L’intervention du coach est perçue comme une assistance qui atténue cette dimension mentale si singulière.
Dally Randriantefy, la directrice technique nationale de la Fédération malgache de tennis, donne son avis sur le sujet : « Moi, je regrette le temps où le tennis, en tant que sport individuel, relevait de l’affrontement de deux intelligences, car je trouvais cela bien plus captivant qu’aujourd’hui, où l’on a plutôt l’impression d’assister à des matchs par équipes ».
Mais du temps où le coaching n’était pas encore permis, l’histoire du tennis international l’a démontré, notamment lors de la finale de l’US Open 2018 entre Serena Williams et Naomi Osaka, où une intervention extérieure de Patrick Mouratoglou, coach de Serena Williams, a eu un impact direct sur le déroulement du match, créant un maelstrom émotionnel autour de la finale. Coaching détecté, donc violation du règlement, tension extrême, pénalité puis jeu perdu, et Osaka a gagné le tournoi.
« Pour nous, à Madagascar, la question est encore plus structurante. Le coaching ne doit pas d’abord être perçu comme une assistance, mais comme un outil de formation, d’éducation tactique et de responsabilisation du joueur. Notre ambition est de former des joueurs capables de penser par eux-mêmes sur le court, tout en s’appuyant sur un environnement technique solide. Car le tennis reste un sport individuel, mais derrière chaque joueur performant, il y a toujours un système qui fonctionne », termine Dally Randriantefy.
Donné Raherinjatovo

Il est urgent d'avoir des coachs de haut niveau, capable de comprendre toute la motricité technico-tactique de son joueur et de son adversaire. Qui chez nous pour faire ce type d'intervention s'il n'y a pas eu formation au plus haut niveau. A quand l'ouverture d'un Centre chez nous , tout sport !!!
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