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| Le ton a été donné au siège de la direction régionale de la Police nationale Diana. |
Après les assises de la Police nationale à Antananarivo, elles seront décentralisées au niveau de toutes les directions régionales. C’est au tour de la Direction régionale de sécurité publique (DRSP) Diana d’accueillir ces rencontres, depuis hier et pendant trois jours. Durant cette période, la grande famille des policiers planchera sur la question : « Quel format pour la Police nationale à l’horizon 2036 ? »
Au siège de la DRSP, la salle de réunion affichait complet, rassemblant un large éventail d’acteurs du corps policier : des policiers et policières en service issus de différents départements, mais également d’anciens cadres déjà admis à la retraite, venus partager leur expérience et leur regard sur l’évolution de la profession.
Dès l’ouverture de ces assises régionales, le ton a été donné : pas de langue de bois, mais une mais la volonté d’affronter la réalité. Réunis autour d’une même table, les dirigeants de la Police nationale issus de différents districts ont clairement choisi d’entrer dans le vif du sujet en abordant frontalement les difficultés qui minent l’institution. Les regards étaient attentifs, parfois graves. Les participants savent que la rencontre ne sera pas une simple formalité protocolaire.
Très vite, les discours entrent dans le vif du sujet. Dans son intervention, le directeur régional de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire de police Roger Moratamby, a apporté des éclaircissements sur les raisons de cette concertation. Il a aussi exposé les failles de l’institution qui ont terni l’image de la police auprès des citoyens. Ses constats, parfois sévères, reflètent une volonté de rompre avec les habitudes de complaisance. Il a souligné que l’évolution rapide de la mondialisation impose aujourd’hui à la Police nationale d’adapter et de moderniser ses stratégies d’action.
«Une certaine érosion de la confiance du public envers l’institution appelle à une réflexion collective afin d’identifier des solutions appropriées. Et la compréhension des réalités de terrain constitue la clé pour permettre une réforme efficace du système», a-t-il insisté.
Cette rencontre ne se limite pas, donc, à un simple constat. L’ambition affichée est de restaurer la crédibilité de la Police nationale et de rétablir le lien avec les citoyens qu’elle est censée protéger et servir. Pour cela, des pistes concrètes sont déjà évoquées.
Pour beaucoup, ce rendez-vous marque le début d’une nouvelle étape pour une institution appelée à se réinventer afin de répondre aux exigences d’une société en quête de sécurité, mais aussi de confiance.
Raheriniaina
