MUSIQUE  - Affaibli, Bekoto tient à la scène

Malgré l’âge et la fatigue, Bekoto et Dama poursuivent la scène avec dignité, tandis que la jeune génération fait résonner l’esprit Mahaleo.

Bekoto et Dama sur scène, soutenus par la jeune génération pour faire vivre l’esprit Mahaleo.

Il y a des artistes que le temps ne remplace pas, mais qu’il apprend à regarder autrement. Aujourd’hui, si l’émotion reste intacte, la voix se fait plus rare : Bekoto n’est plus en pleine forme et ne peut plus chanter autant qu’avant. L’âge avance pour les deux frères de scène, et cela se ressent. Pourtant, l’essentiel demeure.

Bekoto et Dama continuent de se produire. Ils assurent toujours des spectacles, fidèles au public et à l’esprit qui a fait la grandeur de Mahaleo. Mais sur scène, la dynamique évolue. Ce sont désormais les membres de la nouvelle génération qui portent davantage les chansons. Non pour remplacer les aînés car Mahaleo est irremplaçable mais pour faire vivre le « revy », cette ambiance et cette identité musicale qui traversent les années.

Endurance

La relève est claire sur un point : il ne s’agit pas de prendre la place des piliers. « Nous ne pensons pas les remplacer, nous continuons simplement le revy », affirment-ils. Mahaleo demeure Mahaleo pour toujours. La transmission se fait dans le respect, dans la continuité, et non dans la substitution.

Dans la vie quotidienne, rien n’a vraiment changé. Ils mènent une vie normale, restent toujours ensemble. Certes, Bekoto a parfois des douleurs à la jambe, explique son fils Popoly ; il marche avec difficulté, avance avec prudence. Mais cette image fait presque partie de l’histoire du groupe : une endurance tranquille, une fidélité silencieuse au public. Sur scène, ils chantent moins qu’avant, laissant la jeunesse assurer une grande partie des morceaux, comme ce fut le cas lors du spectacle au CCI Ivato.

L’agenda reste actif. Ce samedi, le rendez-vous est donné au Presto Garden Waterfront. Puis, le 27 mars, retour au CCI Ivato pour un autre concert, aux côtés d’autres artistes.

Le temps passe, les voix se reposent davantage, mais l’âme reste intacte. Mahaleo ne s’éteint pas : il se transmet.

Cassie Ramiandrasoa

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