Les étudiants consultent désormais davantage les ressources disponibles sur internet que les documents physiques conservés dans les rayonnages. « Face à cette évolution, l’université développe progressivement une offre numérique afin de faciliter l’accès aux connaissances », constate Lalaina Rakotonatoandro, chef du service de la bibliothèque et des archives universitaires. C’était à l’occasion d’une cérémonie de valorisation de la recherche universitaire, tenue à Ankatso, hier. Également, à travers la célébration de son 65e anniversaire, l’Université d’Antananarivo engage plusieurs initiatives visant à moderniser ses infrastructures documentaires et à adapter ses services aux nouvelles habitudes des étudiants.
Plusieurs plateformes sont ainsi mises à la disposition des étudiants et des chercheurs, notamment des plateformes de vidéos, de documentation et un système de consultation des thèses en ligne. Ce dernier a été modernisé et fonctionne désormais grâce à l’énergie solaire, permettant de contourner les problèmes liés aux coupures d’électricité.
Les plateformes ont également été améliorées afin de permettre un accès plus simple aux mémoires, aux thèses de doctorat et aux résultats de recherche produits par l’université. Ces travaux couvrent plusieurs domaines, notamment la santé ou l’agriculture, et peuvent aussi intéresser les journalistes ainsi que le grand public.
Par ailleurs, Yas Madagascar a contribué à l’amélioration des services en installant une salle de consultation du catalogue équipée de plusieurs ordinateurs. Les étudiants qui ne disposent pas d’une connexion internet peuvent y rechercher les ouvrages disponibles avant d’en faire la demande auprès des responsables de la bibliothèque.
Afin de prévenir le plagiat, les documents mis en ligne ont été numérisés sous forme d’images et marqués. Ils restent accessibles pour la consultation et la recherche, sans possibilité de reproduction.
Face à l’essor de l’intelligence artificielle, l’université privilégie une approche d’ouverture. « Les étudiants ne peuvent pas être empêchés d’y recourir, et cet outil peut aussi contribuer à l’enseignement », explique Lalaina Rakotonatoandro, chef du service de la bibliothèque et des archives universitaires.
Si de nombreux ouvrages sont aujourd’hui disponibles en ligne, parfois en plus grand nombre que dans les bibliothèques physiques, les publications consacrées à Madagascar restent encore peu présentes sur internet. La bibliothèque universitaire conserve ainsi un rôle central dans la préservation et la diffusion de ces ressources.
Mialisoa Ida