DÉGATS CYCLONIQUES - Plusieurs personnes restent sans abri

Un abri de fortune construite dans la commune  de Toamasina suburbaine, après Gezani.

Près de trois semaines sont passées depuis le passage du cyclone Gezani. Des sinistrés continuent à être installés dans des logements précaires.

De nombreux sinistrés restent toujours privés de toit à Toamasina, près de trois semaines après le passage du cyclone Gezani. 

« La majorité des citadins n’ont pas encore reconstruit leurs maisons. Ils ne disposent pas de moyens pour acheter les matériaux de construction qui coûtent cher », racontent plusieurs chefs de fokontany dans la commune urbaine de Toamasina, hier. Joli-André Razafimamonjy, président du fokontany de Morafeno 14/33, estime que 10 % des maisons détruites ont été reconstruites, dans son fokontany. Dans la majorité de ces fokontany, les sinistrés dorment dans un abri de fortune. « Beaucoup ont relevé leur logement grâce à des gaines en polyéthylène et du plastique », raconte Nina Arthur, présidente du fokontany Analamboanio 14/12. Dans son fokontany, beaucoup résident encore dans un cimetière. D’autres ont récupéré des tôles endommagées pour aménager leur habitation.

Cette absence de toits rend les sinistrés de Toamasina particulièrement vulnérables, en cette saison d’été, où la pluie tombe fréquemment à l’Est. « La pluie tombe presque toutes les nuits et, à chaque fois, notre maison laisse passer l’eau. Nous ne pouvons donc pas dormir et restons assises jusqu’au matin », 

raconte Ornella Razafindrakala, habitante du fokontany d’Ampanalana. La situation est plus compliquée pour les familles qui ont des enfants à la maison. Les habitants sont d’autant plus inquiets en raison du climat à l’Est. « La pluie pourrait continuer jusqu’au mois d’avril », prévient Nina Arthur. Ces sinistrés tirent la sonnette d’alarme. « À chaque averse, ils crient pour signaler qu’ils restent en détresse », ajoute ce chef de fokontany.

Environ soixante-dix mille cases ont été endommagées ou détruites dans la région d’Atsinanana, après le passage de Gezani, selon le Bureau national de la gestion des risques de catastrophes. Les sinistrés réclament un soutien pour reconstruire leurs habitations détruites par le cyclone tropical intense Gezani. « Nous n’avons ni revenu ni abri, alors que les prix des produits de première nécessité et des matériaux de construction flambent », témoigne Ornella Razafindrakala. Les chefs de fokontany soulignent qu’un appui financier est indispensable pour chaque ménage afin de pouvoir rebâtir leur maison.

Miangaly Ralitera

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