CONJONCTURE - Le général Pikulas se veut rassurant

Rassurer. Dans les mots et dans le ton, c’est à quoi s’est appliqué le général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées (CEMA), en marge de la conférence de presse sur l’exercice Papangue, à La Réunion, hier. Il s’agit de rassurer face aux interrogations suscitées par de récentes déclarations indiquant que des militaires seraient impliqués dans des tentatives de déstabilisation.

Interrogé sur l’existence supposée de tentatives de coup d’État au sein de l’Armée, le haut responsable militaire a souligné qu’aucune affirmation ne peut être avancée sans preuves concrètes. “Affirmer qu’il existe de telles tentatives au sein de l’armée malgache sans preuves reste problématique. Et si de tels faits existent, il y a des lois en vigueur dans le pays, et toute personne qui s’engagerait dans de tels actes s’exposerait à des sanctions appropriées, que ce soit au sein de l’Armée malgache ou au niveau national”, déclare-t-il.

L’officier général ajoute que, même dans des pays stables, des velléités de déstabilisation peuvent exister, sans pour autant remettre en cause l’ordre établi. “L’État s’efforce d’assumer ses responsabilités”, indique-t-il. L’existence de renseignements indiquant que des éléments de l’armée, notamment des sous-officiers, seraient impliqués dans des tentatives de coup d’État a été affirmée dans une déclaration des Corps des sous-officiers des Forces armées de Madagascar (Cosofam), la semaine dernière.

Au sujet de cette déclaration, justement, le CEMA a précisé que le Cosofama avait obtenu une autorisation préalable et respecté la hiérarchie militaire avant de s’exprimer. Ses membres se seraient sentis concernés par la situation, étant donné que les sous-officiers étaient souvent cités dans des affirmations de tentative de coup d’État.

Pour le cas du médecin-colonel Patrick Rakotomamonjy, qui charge de manière virulente l’État dans des vidéos diffusées sur Facebook, le général Pikulas semble vouloir réagir avec parcimonie. “Concernant le colonel, il est difficile de se prononcer. La raison est simple : il est en service actif et occupe actuellement des fonctions dans le domaine civil. En principe, il devrait réintégrer les rangs au sein de l’Armée. Nous attendons donc son retour”, réplique-t-il.

Garry Fabrice Ranaivoson

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