AMBATOMIRAHAVAVY - La police arrête quatre-vingt-trois sans papiers

Hier, la Police nationale a annoncé avoir arrêté quatre-vingt-trois étrangers sans papiers, pour la plupart asiatiques, à Ambatomirahavavy.

Une vaste salle de l’hôtel convertie en véritable open space, alignant une centaine d’ordinateurs.

Une vaste opération a été menée à Ambatomirahavavy les 19 et 20 mars par la Direction du contrôle des migrations et le Bureau central national d’Interpol, au cours de laquelle quatre-vingt-trois étrangers en situation irrégulière, dont neuf femmes, ont été arrêtés.

Selon le rapport officiel, ces personnes travaillaient pour une société suspecte installée dans un hôtel de la localité. Sur place, les forces de l’ordre ont découvert 170 ordinateurs, ainsi que des hommes et des femmes dépourvus de titres de séjour et d’autorisations de travail, qui ont dû être placés en garde à vue pour enquête. Leur matériel a été saisi.

Le fils du défunt propriétaire de l’hôtel concerné, placé sous procédure collective d’apurement du passif, a réagi en exprimant son indignation. Il affirme que l’affaire ne relève plus de sa responsabilité, l’établissement étant désormais sous gestion judiciaire.

Il dit avoir été surpris par ce scandale qui ternit l’image de l’entreprise familiale et demande que la vérité soit établie publiquement. Selon lui, si les étrangers arrêtés travaillaient effectivement sans papiers en règle, il souhaite que l’enquête permette de clarifier les responsabilités et de préserver l’honneur du nom de sa famille.

Chinois

Sur le terrain, le voisinage se dit également pris de court. À l’arrivée des journalistes, le portail de l’hôtel était fermé et gardé par un vigile, lequel a assuré ne rien savoir des clandestins. Il a expliqué que le responsable résidait à Fenoarivo. Trois numéros affichés sur la plaque de l’hôtel restaient injoignables. De la musique provenait de l’intérieur, que le gardien attribuait à des clients en fête.

Le maire de la commune a déclaré n’avoir découvert l’affaire qu’après la communication officielle de la police et a lancé sa propre enquête. Certains habitants rapportent avoir vu des ressortissants chinois entrer dans l’hôtel avec des ordinateurs et affirment que certains auraient épousé des femmes malgaches du quartier. Lors de l’intervention policière, plusieurs auraient tenté de s’enfuir en escaladant la clôture. Au-delà de ces témoignages, personne ne semble savoir précisément quelles activités étaient menées dans l’établissement.

Gustave Mparany

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