Évoluant actuellement au sein de La Tamponnaise Basketball à La Réunion, Christiane Jaofera Minaoharisoa, membre des Ankoay dames et de passage à Madagascar, répond à nos questions.
Christiane Jaofera, qu’est-ce qui différencie votre mode de jeu et votre alimentation à La Réunion par rapport à ceux de Madagascar ?
Tout est très différent. Quand je suis arrivée à La Réunion, mon alimentation a complètement changé. Les entraîneurs ont constaté que mon poids était insuffisant, donc j’ai dû suivre un régime diététique selon leurs recommandations. À Madagascar, je pesais moins de 60 kg alors que l’objectif était d’atteindre 65 kg. Aujourd’hui, je suis déjà à 63 kg. Ce travail vise à développer la masse musculaire nécessaire pour affronter les compétitions durant toute la saison avec le club.
Ce poids à atteindre n’est-il pas difficile à gérer pour une joueuse habituée à la vivacité sur le terrain comme vous ?
Au début, c’était un peu compliqué, mais j’ai fini par m’adapter. Aujourd’hui, je me sens plus forte physiquement. Je peux désormais tenir sans problème les quatre quarts temps d’un match.
Qui s’occupe de votre alimentation à La Réunion ?
C’est moi-même. Je réserve un budget spécifique pour suivre ce régime alimentaire, qui demande beaucoup plus de calories que mon alimentation à Madagascar. Le club ne prend pas en charge ces dépenses. Je dois donc financer cela moi-même. C’est assez coûteux, mais c’est nécessaire pour mon travail et il faut parfois faire des sacrifices (temps, travail, sommeil, budget…) pour atteindre ses objectifs pour le haut niveau.
Ce régime alimentaire est-il aussi important pour le basketball 3x3 que vous pratiquez ?
Dans le sport de haut niveau, il est indispensable de suivre un régime diététique pour avoir la force nécessaire afin d’affronter toutes les compétitions. Le basketball 3x3 ne fait pas exception, car cette discipline exige beaucoup de puissance, d’explosivité et de rapidité.
Comment s’est passée votre intégration à La Tamponnaise Basketball ?
Les débuts ont été difficiles, car quand on arrive dans une équipe, on doit souvent prendre la place d’une joueuse titulaire. Mais aujourd’hui, mes coéquipières m’ont très bien accueillie. Nous formons désormais une grande famille.
Quels sont vos objectifs pour la compétition en Thaïlande ?
Je veux surtout accumuler de l’expérience et essayer d’obtenir des victoires afin de mieux préparer les prochains tournois internationaux.
Sans entrer dans les détails, pouvez-vous nous donner une idée de votre salaire à La Réunion ?
(Rires). C’est difficile de donner un chiffre exact, mais il se situe entre 1 000 et 2 000 euros, soit environ 4 à 8 millions d’ariary.
Donné Raherinjatovo