Face aux incertitudes internationales, Madagascar renforce ses réserves de carburant afin de sécuriser l’approvisionnement local et d’éviter toute hausse brutale des prix. Les autorités appellent la population à garder son calme.
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| Madagascar protège ses réserves de carburant. |
Alors que les tensions au Moyen-Orient perturbent le passage stratégique du détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique au reste du monde, dans un contexte marqué par les crispations entre l’Iran, les États-Unis et Israël, Madagascar se montre vigilant. Importateur net d’énergie, le pays suit de près l’évolution de la situation et a mis en place des mesures visant à limiter l’impact d’un éventuel choc pétrolier.
Selon le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, les perturbations actuelles ne devraient pas affecter l’approvisionnement local à court terme.
« Pour Madagascar, il n’y aura pas de conséquences majeures immédiates, car nos fournisseurs ne transitent pas par le détroit d’Ormuz. Nous recevons nos cargaisons depuis le Sultanat d’Oman », explique le ministère.
Les commandes de carburant pour le mois en cours ont été effectuées il y a deux mois, conformément aux termes contractuels, et celles du mois de mai doivent être passées ce mois-ci, soit 45 à 60 jours avant la livraison.
Un plan pour éviter les ruptures
L’Office malagasy des hydrocarbures (OMH) précise: « Nous continuons à nous coordonner avec nos fournisseurs et à suivre l’évolution du marché afin d’anticiper toute situation éventuelle.»
Pour se prémunir contre une flambée des prix ou une interruption prolongée de l’approvisionnement, un responsable du ministère confirme : « Nous avons constitué des stocks stratégiques capables de couvrir les besoins immédiats du pays et nous surveillons les marchés internationaux afin d’ajuster nos commandes si nécessaire.» Cette préparation vise à protéger les consommateurs malgaches contre une hausse brutale des prix du carburant, qui impacterait directement le coût de la vie, le transport des marchandises et la production d’électricité.
Les experts rappellent qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une hausse mondiale des prix du pétrole. Chaque jour, environ 20 millions de barils y transitent, soit près de 20 % de la consommation mondiale.
À Madagascar, le gouvernement se veut toutefois rassurant : « Nous surveillons la situation en permanence. Si nécessaire, nous pourrons activer nos stocks et ajuster nos importations afin d’éviter toute rupture sur le marché local. » La Jirama, principale société de production et de distribution d’électricité, dépend encore largement des centrales thermiques fonctionnant au fuel lourd et au gasoil.
L’OMH et le ministère mettent en garde la population contre les rumeurs et les comportements de panique : « Il ne faut pas suivre les conseils de pseudo-experts sur les réseaux sociaux ni se précipiter pour constituer des stocks de carburant. Cela peut être dangereux, provoquer des accidents ou exposer les consommateurs à des fraudes impliquant des produits falsifiés ou frelatés. »
Pour rappel, l’annonce du décès d’Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran, dimanche à l’âge de 86 ans, accentue les tensions dans la région. Dans ce contexte, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a interdit le passage des navires à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport du pétrole et du gaz. Cette décision, qualifiée de blocage de facto, vise à protester contre les frappes américaines et israéliennes et à renforcer le contrôle du trafic maritime dans cette zone sensible. Plusieurs navires commerciaux ont volontairement suspendu leurs traversées pour des raisons de sécurité, tandis que certaines grandes compagnies ont interrompu leurs opérations.
Irina Tsimijaly

Pour information, le sultanat d’Oman a reçu des bombes depuis l’Iran !
RépondreSupprimerAlors, C bien d’informer sans oublier de le faire.......complètement !