La capitale du Nord a accueilli une rencontre réunissant des représentants de différents services techniques déconcentrés et l’ensemble des acteurs clés concernés par les enjeux liés à l’eau, issus aussi bien du secteur privé que du secteur public, à l’échelle régionale, nationale et internationale.
| Les participants aux echanges sont tous convaincus sur l’importance du projet alliant la gestion des ressources en eau et la preservation de la biodiversite. |
Les échanges ont principalement porté sur la problématique de l’eau et sur l’opérationnalisation du projet GIRE (Gestion intégrée des ressources en eau) dans le bassin versant du Sambirano, choisi comme site pilote.
La rencontre s’est déroulée sur deux journées d’intenses travaux et de concertations.
Actuellement, la région se trouve dans la première phase de mise en œuvre du projet (2025–2027), bien que celui-ci ait été lancé depuis dix-huit mois. Le contexte actuel, marqué par des défis persistants liés à la gestion et à l’accès à l’eau, rappelle toute l’importance et l’urgence d’une telle initiative.
Ce projet, à l’interface entre préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources en eau, est soutenu par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie et mis en œuvre par l’Office International de l’Eau, en partenariat étroit avec la région DIANA, l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) et le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène.
Une délégation française, conduite par la directrice générale de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, Isabelle Matykowski, s’est rendue à Antsiranana. Elle est venue rappeler une conviction commune : l’eau est un bien public essentiel. Elle constitue aussi un levier stratégique de développement et un facteur déterminant de stabilité sociale et économique pour le territoire.
Responsabilité partagée
Durant ces deux journées d’échanges intenses et constructifs, visiteurs et participants ont démontré que la question de l’eau dépasse les secteurs et les institutions. Elle concerne le développement socio-économique du territoire, la sécurité alimentaire, la santé publique, l’environnement et l’avenir même des communautés.
Structurée autour de présentations techniques sur la mise en œuvre du projet, la rencontre a favorisé un dialogue ouvert et inclusif. Après chaque intervention, un temps d’échange a été systématiquement consacré aux contributions des participants, renforçant ainsi la dynamique collaborative.
Désormais, le projet GIRE n’est pas seulement un concept technique. C’est une approche de responsabilité partagée. Elle implique coordination, transparence, solidarité et vision à long terme afin de garantir un accès équitable à l’eau, de préserver les bassins versants et de sécuriser les usages pour les générations futures.
Ainsi, le projet GIRE a vocation à servir de projet « parapluie », fédérant d’autres initiatives sur le territoire régional et contribuant à une vision globale et cohérente de la gestion durable des ressources en eau et de la préservation de la biodiversité. Étant donné que le projet n’en est qu’à ses débuts, l’organisation de cet événement constitue une étape stratégique.
« L’objectif de notre passage dans le Nord est de rencontrer l’ensemble des partenaires par rapport au projet de gestion intégrée de la ressource en eau, puisque nous avons une ambition forte d’intervenir dans la durée pour pouvoir permettre d’assurer la continuité de la ressource en eau sur ce territoire, et également en lien très fort avec la biodiversité », a affirmé la directrice générale de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie. Elle a ajouté que le Sambirano leur paraissait assez démonstrateur, car on peut allier à la fois biodiversité et gestion de la ressource en eau pour l’intérêt de ses habitants.
L’événement s’est clôturé par la signature d’une charte d’engagement, de manière volontaire, par toute structure souhaitant s’impliquer dans la dynamique du projet, ainsi que du protocole d’accord GIRE avec les partenaires institutionnels du projet.
Raheriniaina