Un homme soupçonné d’escroquerie a été arrêté après avoir exploité une maison commerciale au By-pass comme s’il en était le propriétaire.
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| L’affaire a été traitée par le commissariat d’Alasora. |
Au parquet d’Anosy, un homme, assis dans la salle d’attente, s’apprête à être convoqué par un substitut du procureur, hier. Son arrestation, intervenue mardi, fait suite à une affaire d’escroquerie aux allures de feuilleton.
Selon les informations judiciaires, il avait loué une maison commerciale au By-pass, avec un bail fixant le loyer à cinq millions d’ariary par mois. Pendant onze mois, il n’aurait versé aucun paiement.
Profitant de la crédulité de plusieurs personnes, il leur a emprunté de l’argent parfois deux millions, parfois trois millions d’ariary en présentant comme garantie cette maison qu’il prétendait posséder. Par la suite, il a mis le bâtiment en location et encaissé les loyers, sans rien reverser au véritable propriétaire. Celui-ci, intrigué par la présence de nouveaux occupants dans ses box, a découvert que ces locataires avaient été installés par le prétendu propriétaire.
Le comble est que l’homme a publié sur Facebook des annonces illustrées de photos du bâtiment, affirmant que la maison commerciale était à vendre. C’est à ce moment que le propriétaire a porté plainte. Depuis l’arrestation du suspect, d’autres victimes se sont manifestées au commissariat de la sécurité publique d’Alasora. Cinq plaintes ont déjà été enregistrées, et la police estime que d’autres pourraient suivre. Le délai de garde à vue ayant expiré, le suspect a été déféré, mais un ordre d’extraction pourrait être demandé ultérieurement si de nouvelles plaintes venaient à s’ajouter.
À vendre
« Les escroqueries immobilières reposent souvent sur de faux baux ou des promesses mensongères et peuvent piéger de nombreux particuliers », souligne une source judiciaire. « Il est essentiel de vérifier l’authenticité des documents et l’identité des interlocuteurs avant tout engagement », poursuit-elle.
Il s’agit de la deuxième affaire d’escroquerie traitée cette semaine par le commissariat d’Alasora. Dans l’autre dossier, un homme avait acheté pour vingt millions d’ariary de produits locaux en réglant avec de faux billets. Présenté au parquet, il a été placé sous contrôle judiciaire.
Gustave Mparany
