Les droits des femmes ont été au centre des discussions entre des leaders religieux, culturels et spirituels. Un colloque panafricain pour une justice sociale féministe, réunissant ces acteurs, se tient au Radisson Blu Hotel du 10 au 12 mars 2026, à l’initiative du mouvement Nifin’Akanga.
« Les droits des femmes se heurtent souvent à un système d’organisation fortement ancré dans la société: le patriarcat. Les questions liées au corps de la femme, au droit de choisir, ainsi qu’à la santé sexuelle et reproductive restent des sujets très controversés. Dans la région Afrique–océan Indien, ces thématiques sont rarement abordées ouvertement et de nombreuses femmes n’osent pas en parler. Les arguments religieux et/ou culturels sont fréquemment avancés, ce qui peut renforcer les jugements et la stigmatisation. Dans la pratique, cela accentue les inégalités et entretient des pratiques néfastes qui portent atteinte aux droits des femmes», explique le mouvement Nifin’Akanga pour justifier l’organisation de ce colloque.
Ce colloque panafricain a réuni douze leaders religieux, culturels et spirituels venus de Madagascar, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et de Maurice.
« À travers ce colloque panafricain, nous voulons fédérer les voix religieuses, culturelles, féministes et juridiques engagées autour d’une vision commune de justice sociale, et ce, afin de transformer les normes sociales, influencer les politiques publiques et faire avancer concrètement le droit des femmes à disposer de leur corps et de leur santé reproductive à Madagascar. Nous voulons redonner à cette date toute sa force politique, celle d’un mouvement qui refuse le silence, l’invisibilisation et les violences faites aux femmes», indique la présidente de Nifin’Akanga, Kemba Ranavela.
Miangaly Ralitera