À la veille de l’échéance impartie, l’opinion publique est suspendue à la signature de la Feuille de route à remettre à la SADC. Certains estiment que le document aurait dû faire l’objet d’une consultation largement préalable.
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| Le colonel Randrianirina, en pleine prise de notes, durant la rencontre avec la diaspora résidant en France, mercredi. |
La dernière ligne droite. L’opinion publique est suspendue à la signature de la Feuille de route à remettre à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), au plus tard demain. Lors de sa rencontre avec le groupe de la Banque mondiale et la diaspora, durant son déplacement en France, le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, a indiqué qu’il allait signer le document y afférent dès son retour au pays.
Jusqu’à l’heure, il n’y a pas de communication, ni officielle ni officieuse, au sujet de la signature de la Feuille de route de la Refondation. Pareillement sur le retour au pays du locataire d’Iavoloha. Lui qui a habitué le public à une brève interview résumant son séjour à chaque retour de ses déplacements extérieurs. Jusqu’ici, la présidence de la Refondation de la République n’a publié ni interview, ni communiqué de presse, ni photo du retour au pays du Chef de l’État.
Selon les publications des membres du pool presse qui a accompagné le colonel Randrianirina durant sa visite de travail à Paris, il était prévu qu’il quitte la France dans la matinée de mercredi. Toutefois, il aurait décidé d’accorder une journée aux membres de la diaspora résidant en France qui souhaiteraient avoir une audience avec lui. Sauf changement, il devait alors avoir décollé dans la soirée de mercredi.
À l’issue de la réunion extraordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement, le 17 décembre, l’organisation régionale «a demandé à la République de Madagascar de soumettre un rapport sur l’état de préparation au dialogue ainsi qu’un projet de feuille de route nationale d’ici le 28 février 2026, suivis de mises à jour périodiques en mai, août et novembre 2026 au président de l’Organe de la SADC».
Concertation inclusive
Dans ses prises de parole en France, le colonel Randrianirina a soutenu que la remise de ces documents dans les temps « est pour illustrer notre volonté d’avancer le plus vite possible vers des élections libres et crédibles à Madagascar (…) ». L’administration de la Refondation dispose encore de la journée d’aujourd’hui pour peaufiner les documents à remettre à la SADC, procéder à leur validation et à leur signature par l’homme fort de la République. En effet, à part la Feuille de route, la SADC a aussi le rapport sur l’avancée du processus des préparatifs de la concertation nationale.
Durant une conférence de presse qu’elle a donnée à son bureau, à Ambohitsorohitra, mercredi, maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la présidence en charge de la Refondation, a affirmé que «la Feuille de route est prête». Que le document n’attend plus que la validation par le comité de pilotage de la concertation nationale présidé par le Chef de l’État et la signature de ce dernier. Pareillement pour le document intitulé «Processus stratégique et opérationnel pour la Refondation nationale».
Ce second document retrace tout ce qui a déjà été fait et qui sera fait dans les préparatifs de la concertation nationale, explique la ministre Razafimanantsoa. De prime abord, il s’agit du rapport des avancées dans les préparatifs de ce processus de dialogue voulu par la SADC. Par ailleurs, la membre du gouvernement assure que l’objectif de boucler la concertation nationale cette année est toujours maintenu.
En réponse à la presse, mercredi, maître Razafimanantsoa a toutefois indiqué qu’elle ne pouvait pas faire part du contenu de la Feuille de route, en ajoutant « puisqu’il appartient au Président de faire part de son contenu ». Au sein de l’opinion publique, plusieurs estiment pourtant qu’il aurait été plus judicieux de publier le contenu de la Feuille de route avant sa signature et qu’elle soit remise à la SADC, étant donné que l’État martèle «l’inclusivité» dans la concertation nationale devant mener à la Refondation.
Outre le processus de Refondation, dans une déclaration faite à Ambatonakanga, le 18 février, les trois cent vingt-neuf organisations de la société civile (OSC), signataires, ont requis des tenants du pouvoir «une concertation inclusive pour définir la Feuille de route et les modalités de gestion de la transition». À s’en tenir aux réactions de quelques figures de ces OSC, notamment de celles au sein du réseau ROHY, leur requête n’a pas été entendue.
Garry Fabrice Ranaivoson

Tout dépend comment on conçoit la démocratie, à la mode Russe ou bien occidentale ???
RépondreSupprimerDes rôles cafouilleux dans un cercle qui se veut vertueux .
RépondreSupprimerQuid de l'implication de toutes entités sans exclusion pour une aussi importante prise de décision ; particulièrement la société civile et la jeune génération . À priori, une inclusivité bien feutrée.