La Commission de l’océan Indien (COI), avec l’Union européenne, apporte son soutien à Madagascar pour anticiper et gérer les crises climatiques. Des équipements ont été fournis pour renforcer la capacité du pays.
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| De hauts responsables présents lors de la remise des équipements. |
Urgence. Le mot a été souligné par Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, hier, lors de la cérémonie de remise officielle des équipements d’une valeur de plus d’un milliard d’ariary, fournis par la COI au centre opérationnel du Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC). « Nous pensons, avec le BNGRC, nos partenaires et le gouvernement, qu’il est essentiel de prendre dès aujourd’hui des mesures de prévention. Il est très important de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour limiter l’ampleur des dégâts causés par les phénomènes climatiques, tout en assurant des réponses d’urgence », a-t-il déclaré.
La COI, avec son secrétaire général, Edgard Razafindravahy et son équipe, renforce la résilience de Madagascar face aux crises climatiques. Elle déploie plusieurs initiatives destinées à aider le pays à faire face aux effets croissants du changement climatique, en partenariat avec l’Union européenne. Outre les équipements pour le centre opérationnel, du matériel de secours et des dispositifs de sauvetage ont également été remis. « Dans le cadre du changement climatique, on peut s’attendre, sans doute, à une accélération des phénomènes météorologiques majeurs, avec une intensité et une régularité accrues », a également précisé Roland Kobia.
Les équipements comprennent des dispositifs informatiques et de visioconférence, ainsi que du matériel de secours et de sauvetage. « Ils constituent un appui stratégique pour moderniser et opérationnaliser davantage notre dispositif national. Ces matériels, fournis par la COI, également déployés au niveau décentralisé, permettent d’améliorer la coordination entre les différents niveaux territoriaux », a indiqué Nalisoa Voahangiarimino Andriantomponera, secrétaire générale du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
En temps réel
Elle souligne que ces équipements accélèrent l’opérationnalisation du système communautaire d’alerte précoce et de réponse. Ils facilitent, par ailleurs, la réception en temps réel et de manière interactive des informations issues des systèmes d’alerte précoce multisectoriels au niveau local. Ils soutiennent également le déploiement progressif de la plateforme nationale d’échange et la remontée des informations.
L’appui de la COI ne se limite pas à la dotation de ces équipements. « Avec nos partenaires, nous avons plusieurs projets en cours, notamment le projet Hydromet », a précisé Gina Bonne, directrice par intérim auprès du secrétariat général de la COI. Hydromet est un projet destiné à renforcer les capacités au niveau national et régional. Gina Bonne explique que ce projet prévoit de former les services météorologiques et de les doter de moyens plus efficaces, avec des équipements de grande envergure.
D’importants investissements sont également prévus afin de mettre en place, au niveau national, des plateformes permettant de collaborer avec les services de météorologie, mais aussi avec ceux responsables de la gestion des catastrophes, de la sécurité alimentaire, de la santé et de plusieurs autres secteurs impactés par le changement climatique.
« Je pense qu’il faut observer les phénomènes climatiques et le changement climatique, avec la possibilité d’une aggravation des événements climatiques dans les régions et dans le monde. Cela doit nous pousser à agir dès aujourd’hui, et non pas uniquement lorsqu’un problème survient », a conclu Roland Kobia.
Miangaly Ralitera
