Lors du Conseil des ministres du 15 janvier, le gouvernement malgache a annoncé la relance de l’exploitation forestière, après plusieurs années de suspension. Depuis le 15 février, l’État a levé la suspension instaurée en 2019, permettant ainsi aux opérateurs de reprendre leurs activités.
Selon Tojotsara Ratefason, représentant du ministère de l’Environnement et du Développement durable, certaines essences restent strictement protégées : « Le bois sauvage, le bois de rose, l’ébène et le palissandre ne sont pas inclus, de même que les arbres royaux du pays. Même si un lot contient une de ces essences, il ne peut pas être exploité. »
Le ministère insiste sur le respect de la réglementation et des procédures : « L’exploitation doit suivre la réglementation et passer par un appel d’offres. La vente des bois abattus sera également autorisée, mais il y aura toujours un contrôle sur le terrain et cela sera inclus dans les permis de sortie. »
Les 45 permis suspendus en 2019 peuvent désormais reprendre leurs activités, avec un volume estimé à 50 000 m³ de bois exploitable. Toutefois, certaines essences restent interdites : « L’exploitation de l’andramena et du volombodipoina reste strictement interdite. » Les bois saisis seront également vendus par appel d’offres afin de profiter aux artisans et opérateurs locaux : « Ils ne seront pas perdus mais profiteront aux acteurs locaux. »
Le ministère rappelle que l’exploitation reste toujours interdite dans les zones protégées, et qu’après cette relance initiale, de nouveaux permis pourront être délivrés.
Irina Tsimijaly