Les Ankoay ont encore payé cash leur mauvaise entrée en matière et un dernier quart-temps mal maîtrisé. Les choix du coach John Douaglin cristallisent les critiques.
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| Les Ankoay auront fort à faire au deuxième match de cette nuit face aux Sénégalais. |
Madagascar s’est incliné 79-87 face à la République démocratique du Congo lors de son premier match qualificatif pour la Coupe du monde 2027 au Qatar, disputé au Stadium Marius Ndiaye, à Dakar. La sélection malgache a manqué son entame, encaissant des paniers faciles et laissant les Congolais imposer leur tempo dès les premières possessions. Ce retard initial, ajouté à un quatrième quart-temps passé à côté de la plaque, a lourdement pesé dans l’issue de la rencontre.
À Madagascar, la frustration était palpable. « Le coach principal John Douaglin a été trop statique dans ses choix tactiques. Il n’arrive pas à proposer de nouveaux schémas pour contrecarrer les assauts ni casser le rythme imposé par les Congolais. Pour moi, ce n’est pas un bon coach, mais un instructeur », confie Tantely Raharison, supporter des Ankoay.
Un autre supporter, qui veut rester anonyme, abonde dans le même sens: « Le coach ne connaît pas la vraie valeur et l’adresse de certains joueurs locaux comme Elly Randriamampionona ou Marco Rakotovao. Tant qu’il est encore temps, je propose de laisser Ndranto Rakotonanahary diriger le match contre le Sénégal samedi ».
Des rotations difficiles à comprendre
Malgré la défaite, tout n’a pas été négatif sur le parquet. Kiady Mijoro Razanamahenina a porté l’attaque avec 27 points (8/13 aux tirs), affichant une adresse remarquable et une vraie agressivité offensive. Johan Randriamananjara (12 points) et Mathias M’Madi (11 points) ont également tenté de maintenir l’équipe à flot.
DMais le coaching de John Douaglin reste au cœur des débats. Incapable d’enrayer la mauvaise entame, le sélectionneur n’a pas su ajuster rapidement ses rotations ni modifier l’approche tactique pour casser la dynamique congolaise.
Le cas des joueurs locaux interpelle particulièrement. Marco Rakotovao, impeccable avec un 2/2 aux tirs, dont 2/2 à trois points en seulement quatre minutes, n’a plus foulé le parquet ensuite. Elly Randriamampionona, autre profil capable d’étirer la défense grâce à son tir extérieur, n’a bénéficié que de huit minutes de jeu. Dans une rencontre où l’adresse longue distance pouvait relancer Madagascar, ces options sont restées largement sous-exploitées.
À l’inverse, Monja Romain Faralahy a passé plus de 23 minutes sur le parquet sans inscrire le moindre point (0/6 aux tirs). Si son engagement défensif et ses cinq rebonds méritent d’être soulignés, l’efficacité offensive semblait pourtant indispensable dans une rencontre où l’équipe courait après le score.
En conférence de presse, John Douaglin a évoqué le manque de taille et la fatigue : « Il nous manquait deux ou trois joueurs de grande taille et la fatigue s’est fait ressentir dans le quatrième quart-temps. Nous avions en face une grande équipe de la RDC, très adroite dès le premier quart-temps. »
Un constat lucide qui n’efface pas les interrogations. Madagascar a semblé prisonnier de ses choix, sans réelle capacité à surprendre ni à inverser la tendance.
Donné Raherinjatovo

Arrêtons de rêver ! Ce n'est pas la faute du coach ... Certains pays ont les moyens de mieux se préparer. Les sports collectifs coûtent chers et demandent des formations de qualités ... dans des Centres de haut niveau que nous n'avons pas !!!
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