Monja Espoir, journaliste à Toliara, a relié Toliara à Antananarivo à moto sans encombre. Son aller-retour de 2 000 km a nécessité 23,7 litres de carburant.
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| La moto utilisée par Monja Espoir. |
Monja Espoir est journaliste local à Toliara. Le 3 janvier dernier, il devait urgemment se rendre à Antananarivo pour son travail. Il n’y avait plus de places en taxi-brousse et louer une voiture ne convenait pas à son budget. Il a donc pris sa moto, une Yamaha Crux Rev 110 cc.
« J’ai demandé à un collègue de partir avec moi. Nous sommes alors partis de Toliara à 9 h 37 et arrivés à Ambalavao à 21 h le même jour, où nous devions dormir. Nous avons eu trois crevaisons ce jour-là, ce qui a retardé notre trajet », raconte-t-il.
Monja Espoir et son ami sont repartis à 7 h 30 le lendemain pour arriver à Ambatolampy à 18 h, où ils ont été contraints de s’arrêter à cause de fortes pluies. Le troisième jour de leur voyage, ils arrivent de bon matin à Tana après un départ matinal depuis Ambatolampy. En tout et pour tout, la moto a nécessité 12,5 l de carburant pour le trajet depuis Toliara vers la capitale. Il a fait cap sur le chemin du retour en solo le 27 janvier dernier. « Le jour de mon anniversaire », raconte-t-il. Son ami avait d’autres missions et ne pouvait pas partir avec lui sur sa moto.
Forte tête
« J’ai quitté Tana à 7 h 20 ce jour-là pour une aventure non-stop jusqu’à Ihosy, où je me suis reposé. J’y suis arrivé vers 20 h 30. J’ai fait cap sur Toliara direct le lendemain, soit le 28 janvier, et j’ai foulé la cité du soleil à 15 h 40. » Il a dépensé 11,2 l de carburant au retour. Monja Espoir, bien qu’il ait fait le voyage seul, n’a eu aucun pépin à son retour vers Toliara. Ni crevaison, ni moteur qui chauffe, ni rien sur les presque 2 000 km qui relient Toliara à Antananarivo. « Il a juste fallu redoubler d’efforts au retour, car la route depuis Sakaraha vers Toliara notamment est catastrophique et les zigzags ont été fatigants », ajoute-t-il.
Il souligne qu’il n’a pas eu le temps de préparer physiquement son voyage, qui nécessite tout de même des efforts musculaires considérables. « J’ai juste fait la forte tête ! Tout était dans la force de ma volonté. Je me suis dit que j’y arriverais et que, s’il m’arrivait une panne, quelqu’un me sauverait bien sur la RN7. Heureusement, il n’y a pas eu non plus d’accident », raconte-t-il en souriant. « Il y eut des pessimistes, bien sûr, car c’est une aventure risquée, mais il y eut également des messages encourageants en route », explique-t-il. Il a filmé certaines de ces portions de route et il y eut près de 30 000 vues. Il dit être en bonne santé jusqu’à maintenant, lui et sa moto.
Mirana Ihariliva
