VARIOLE DU SINGE - Soixante-seize cas suspects et six cas confirmés

Le gouvernement est aux aguets face à la détection de la variole du singe à Madagascar. Plusieurs cas suspects ont été recensés en une semaine.

Contrôle  sanitaire des passagers des véhicules sur la RN4, dans la région  de Betsiboka.

Le nombre de cas suspects de variole du singe continue d’augmenter. La surveillance de l’épidémie en communauté a été renforcée.

Depuis l’annonce officielle de cette épidémie à Madagascar, le 30 décembre, 76 cas suspects ont été enregistrés dans sept régions, à savoir : Boeny, Analamanga, Atsimo-Andrefana, Diana, Itasy et Vakinankaratra, selon le Dr Monira Magnana, ministre de la Santé publique, hier, lors d’une émission spéciale consacrée à la variole du singe, à laquelle ont participé plusieurs membres du gouvernement. Parmi ces cas suspects, six ont été confirmés, dont cinq à Mahajanga I et un à Antsirabe.

À en croire leurs déclarations, aucun cas confirmé n’a été détecté dans la région d’Analamanga jusqu’à hier. Le ministre des Transports et de la Météorologie, Juste Crescent Raharisone, a précisé qu’un cas suspect détecté à la gare routière Maki, à Andohatapenaka, à l’issue du dépistage des passagers, ne s’est finalement pas révélé porteur de la maladie après analyse.

Pour contenir la propagation, vingt-trois centres opérationnels d’urgence en santé publique ont été déployés dans les régions. Dans la région Boeny, foyer principal de l’épidémie, des mesures d’isolement ont été appliquées aux cas confirmés.

Recherche active

Le ministère de la Santé mène également une recherche active des cas ainsi que le suivi des contacts, afin de prévenir toute transmission. Madagascar a par ailleurs déjà engagé des démarches pour se procurer le vaccin contre la mpox, selon la ministre de la Santé publique.

À ce jour, aucun décès n’a été enregistré, a confirmé le ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa. Le risque de décès n’est toutefois pas nul. À l’échelle mondiale, au 31 octobre 2025, 47 980 cas confirmés et 201 décès ont été rapportés dans 94 pays, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), relayé par le site web Mes Vaccins.

Les femmes enceintes, les jeunes enfants malnutris ou atteints d’autres maladies, ainsi que les personnes immunodéprimées, notamment celles vivant avec le VIH non traité ou mal contrôlé, sont les plus vulnérables. Les formes graves de la maladie sont plus fréquentes au sein de ces groupes.

Miangaly Ralitera

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