TOLIARA II - ATSIMO ANDREFANA - Des familles rurales bénéficient d’une éducation de qualité

L’école ABC Domino, sise dans le Sud du district de Toliara II, redonne espoir à près d’un millier de familles. Près de quatre mille élèves bénéficient d’une éducation de qualité.

Atelier de travaux manuels à l’école primaire de l’ABC Domino à Efoetse, district de Toliara II.

En longeant le littoral sud de Toliara depuis Beheloke, il est impossible de ne pas les remarquer. Des bâtiments en dur, peints en blanc et solidement construits, surgissent au milieu de nulle part, dans une zone reculée au Sud de la commune rurale de Beheloke et à cheval avec la commune rurale d’Efoetse. Ils appartiennent toutes deux au district de Toliara II. Ce sont des bâtiments de l’école ABC Domino, une association orientée vers l’éducation, mise en place par des humanitaires français depuis 20 ans. 

« L’école ABC Domino travaille dans la scolarisation et l’enseignement dans cette zone rurale du Sud de Toliara. Nous comptons actuellement trois mille neuf cents élèves répartis dans six écoles primaires, trois collèges et un lycée. Les établissements sont situés sur le littoral Sud de Toliara, depuis la commune rurale d’Anakao, en passant par Efoetse jusqu’à Anjabelintsake, qui appartient à la commune rurale d’Itampolo, district d’Ampanihy », détaille Rachel Rakotoson, présidente de l’ABC Domino Madagascar.

Les familles du littoral vivent principalement de la pêche et affirment vouloir tout mettre en œuvre pour scolariser leurs enfants. « Le coût de l’écolage est élevé, bien sûr, car il s’agit d’une école privée. Mais nous voulons offrir à nos enfants une éducation de qualité. Nous sommes donc prêts à faire tous les sacrifices nécessaires pour leur avenir », explique Berthine Zoara, mère de famille du fokontany d’Anjabelintsaka, commune rurale d’Itampolo, district d’Ampanihy, qui fait scolariser trois de ses enfants à l’ABC Domino.

Pour les frais de scolarité, chaque élève de primaire paie 6 000 ariary par mois, les collégiens 10 000 ariary et les lycéens 12 000 ariary.

Moderne

Selon Rachel Rakotoson, les frais de scolarité permettent d’acheter les manuels et le matériel scolaire. « Nous enseignons également les travaux manuels à nos élèves. Garçons et filles apprennent la couture, la broderie et la confection de petits bijoux artisanaux. Dès le primaire, le jardin éducatif est intégré au programme, aux côtés des sciences de la vie et de la Terre », ajoute la présidente locale de l’association.

« L’école se distingue par ses programmes d’accompagnement des élèves, tels que la bibliothèque, l’informatique de la sixième à la terminale, des ateliers de théâtre, la peinture et la cantine scolaire », ajoute ajoute-t-elle.

Cent vingt instituteurs et enseignants travaillent avec l’association, dont la plupart sont recrutés depuis Toliara et Fianarantsoa. Des logements leur sont fournis, ainsi que des prises en charge en cas de maladies. Le personnel bénéficie également d’un encadrement assuré par des bénévoles pédagogiques français, incluant des cours de théâtre qui les aident à améliorer posture et intonation lors de leurs cours. L’association investit dans l’amélioration du niveau de connaissances et des conditions de travail des enseignants afin de les « motiver dans la tâche noble de l’éducation ». 

Par ailleurs, l’association soutient les communautés et les parents d’élèves dans l’approvisionnement en eau grâce à l’installation de bornes-fontaines dans les fokontany. Les habitants participent également à la protection de l’environnement en menant des actions de lutte contre les déchets.

Mirana Ihariliva

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne