Arrêté, un adolescent reconnaît être l’auteur de l’agression sexuelle et le meurtre d’une enfant de 5 ans dans le district de Toamasina II.
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| Les habitants d’Andranobolaha, sidérés, peinent à trouver les mots face à l’horreur. |
Une fillette de 5 ans meurt sur le coup après avoir été agressée sexuellement par un adolescentde 15 ans dans la commune d’Andranobolaha, dans le district de Toamasina II, dimanche en début de soirée.
Selon les témoignages recueillis, l’auteur présumé a entraîné l’enfant dans un buisson, à une cinquantaine de mètres du village, alors qu’elle jouait. Le corps sans vie de la fillette a été découvert peu après par les habitants, qui ont constaté qu’elle était nue et privée de ses sous-vêtements.
La population, bien que submergée par la colère, n’a pas exercé de représailles contre le suspect. Le jeune garçon a été maîtrisé, mis à genoux et ligoté par la foule, avant d’être remis aux gendarmes, alertés vers 18 heures. Ces derniers se sont rendus immédiatement sur les lieux, situés à la limite des districts de Toamasina II et Brickaville. Le suspect a ensuite été conduit à Toamasina pour éviter tout risque de justice populaire. Il a reconnu sans détour avoir violé et tué la fillette.
Atrocité
D’après un gendarme, le suspect vivait au sein de la famille de la victime, qui l’élevait, et avait été chargé de la surveillance de la fillette. Les raisons de son geste restent pour l’heure inconnues. Les gendarmes poursuivent leurs investigations, surtout pour déterminer s’il consommait des substances illicites. Les constatations ont révélé que le corps de l’enfant ne présentait pas d’autres blessures. C’est bien l’agression sexuelle d’une violence extrême qui a entraîné sa mort.
Sa famille, absorbée par la douleur et les préparatifs des funérailles, n’a pas encore pu être auditionnée. Le suspect, lui, a été placé en garde à vue.
Sur le plan judiciaire, cette affaire révèle certaines limites de l’application des nouvelles dispositions du code pénal, telles que la castration chirurgicale ou chimique, qui ne concernent pas les enfants en conflit avec la loi. Âgé de quinze ans, le suspect est pénalement responsable mais bénéficie d’une excuse atténuante légale. Pour un crime passible de la perpétuité, comme l’homicide volontaire, la peine encourue est réduite de moitié par rapport à celle prévue pour les adultes. Il risque ainsi dix ans de réclusion criminelle.
Gustave Mparany
