SABOTSY NAMEHANA - Des bandits tuent le fils d’un boucher

Pour la seconde fois, une famille de bouchers a été attaquée à Sabotsy Namehana, un drame qui s’est cette fois soldé par la mort de l’un de ses membres.

Une douille de calibre 12 retrouvée sur les lieux du crime.

Le fils cadet d’un boucher de Sabotsy Namehana a été tué mardi vers 23 heures, lors d’une attaque à main armée qui a terrifié tout le quartier. Cette nuit-là, quinze bandits armés de fusils artisanaux ont pénétré de force chez eux à Bemahatazana, fokontany d’Antsahatsiresy. Après avoir fracturé la porte, les malfaiteurs ont envahi les lieux et procédé au pillage. Une somme de 15 millions d’ariary et des téléphones portables ont été dérobés. Dans le tumulte, l’adolescent, réveillé par le vacarme, a tenté de s’opposer aux assaillants. Il a été abattu sur-le-champ, sous les yeux de sa famille.

En patrouille, les gendarmes avaient signalé des coups de feu d’origine inconnue. Presque au même moment, la police a été appelée pour intervenir auprès des victimes. Ensemble, ils avaient lancé une opération de bouclage dans l’espoir de cerner les criminels. Malgré cette mobilisation, les bandits ont réussi à atteindre leur cible et à s’enfuir après leur forfait.

L’enquête est désormais confiée au commissariat central d’Avaradrano, en coordination avec la gendarmerie, bien que la zone relève de la Police nationale.

Menaces

Ce crime n’est pas un cas isolé. La même famille avait déjà été la cible d’une attaque par le passé. Le fils cadet, aujourd’hui décédé, avait été blessé lors du premier braquage. À l’époque, les brigands avaient pris en otage une locataire pour accéder à l’étage où vivaient les propriétaires. Les menaces proférées alors — « nous reviendrons» — se sont réalisées, selon des riverains.

La famille, bouchère reconnue dans la commune, dispose d’un camion destiné au transport de bétail. « Ce véhicule venait tout juste de rentrer du Sud avec un nouveau ravitaillement de bœufs, signe de la prospérité de leur commerce. Cette réussite, avec une clientèle nombreuse et une activité florissante, en faisait une cible privilégiée. Des proches affirment lui avoir conseillé de solliciter une protection policière, face aux menaces répétées», confie un membre des Forces de l’ordre.

La violence ne s’est pas arrêtée à l’intérieur de la maison. Dans la même soirée, trois habitants ont été agressés dans la rue par la même bande, alors qu’ils rentraient d’une veillée funèbre.

Gustave Mparany

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