Un cas importé de variole du singe a été confirmé à Mayotte chez un voyageur en provenance de Madagascar. Cela a déclenché un renforcement des mesures de surveillance sanitaire dans la région.
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| Des professionnels de santé à Mayotte. |
Les passagers en provenance de Madagascar sont soumis à une surveillance sanitaire au niveau de quelques îles sœurs. Un voyageur venant de Madagascar a été confirmé porteur de la variole du singe à Mayotte, le 8 janvier, selon l’Agence régionale de santé (ARS).
« À la suite de la réception d’un message de recommandations diffusé par l’ARS de Mayotte à l’ensemble des passagers arrivant de Madagascar, et après l’apparition de symptômes, la personne concernée s’est manifestée auprès des services de santé », communique l’ARS.
En réaction à ce cas importé, l’ARS a placé sous surveillance toute personne ayant récemment voyagé à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs, tels que la fièvre associée à une éruption cutanée avec des vésicules. Elle a, pareillement, invité toute personne effectuant un voyage à Madagascar à respecter les mesures barrières.
Les Comores ont également renforcé leur dispositif sanitaire aux frontières. Selon Radio France Internationale (RFI), depuis mercredi 7 janvier, Moroni exige un certificat médical négatif de moins de cinq jours pour tous les voyageurs en provenance de la Grande Île, sous peine d’être interdits d’entrée sur le territoire comorien.
Mesure préventive
À Maurice, des protocoles précis sont appliqués à l’aéroport et aux autres points d’entrée. « Nous effectuons une surveillance, car il y a cinq cas de Mpox à Madagascar. Cette surveillance est déjà en place pour d’autres pays, comme la République du Congo, et Madagascar a été ajouté à la liste des pays sous monitoring », écrit L’Express de Maurice, le 4 janvier.
À Madagascar, 124 cas de Mpox ont été notifiés depuis l’identification du premier cas en décembre jusqu’au 7 janvier, selon le ministère de la Santé publique. Malgré ce nombre élevé de signalements, seuls six cas ont été confirmés, les 118 autres restant classés comme suspects. Cette situation soulève des interrogations. Le nombre de cas confirmés n’a pas évolué depuis plusieurs jours, alors qu’un cas de Mpox en provenance de Madagascar a été détecté à l’étranger, suggérant une possible circulation du virus au-delà des cas officiellement confirmés.
Pour anticiper une éventuelle augmentation des cas, le ministère de la Santé publique prépare des centres hospitaliers adaptés. « Il s’agit d’une mesure préventive. Des places seront réservées aux cas confirmés afin d’éviter la transmission aux autres patients », indique notre source.
Miangaly Ralitera
