Meurtre d'un photographe français le 6 janvier à Antananarivo. « Tout s’est passé très vite, nous étions paisibles et c’est survenu brusquement », raconte Jean Smith à Réunion La 1ère.
Ce professeur d’arts martiaux installé depuis 1 an à Madagascar se trouvait chez lui, en compagnie de sa sœur et de son beau-frère, Dominique Vérité, lorsqu’une bande a fait irruption à leur domicile ce jour-là. L’attaque a été fulgurante: gaz lacrymogène, coups de couteau, confusion totale. Dominique Vérité, 63 ans, a été le premier à être frappé mortellement. Jean Smith et sa sœur ont également été poignardés.
Depuis son lit d’hôpital au CHU de Bellepierre, à La Réunion, il explique : « Mon beau-frère a été touché en premier… Ma sœur, qui m’a appelé, a été poignardée. Puis, j’ai été touché par le gaz lacrymogène avant d’être moi aussi poignardé ».
« Je pense que, quand on vit à Madagascar, on accepte le pire et le meilleur. Les deux à la fois. Madagascar n’est pas qu’un pays violent, on fait partie des quelques personnes qui ont été agressées, mais il y en a partout dans le monde ». Les bandits sont repartis avec un maigre butin.
Gustave Mparany