Un décret fixant les primes annuelles des agents et des membres de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), largement relayé sur les réseaux sociaux depuis hier, a provoqué une vive réaction de la part des citoyens. À première vue, l’octroi de primes peut paraître conforme aux usages administratifs. Toutefois, les montants mentionnés dans le document jugé authentique suscitent une forte incompréhension.
Selon le décret en question, le président de la HCC percevrait une prime annuelle de 100 millions d’ariary. Les hauts conseillers bénéficieraient chacun de 50 millions d’ariary, tandis que les trois anciens conseillers toucheraient 25 millions d’ariary. Le secrétaire général et le greffier en chef de la Cour d’Ambohidahy se verraient attribuer respectivement des primes de 30 millions et 10 millions d’ariary par an. Des chiffres considérés par de nombreux citoyens comme excessifs, dans un contexte économique marqué par des difficultés persistantes.
Réagissant par rapport à cette affaire, le ministère de l’Économie et des Finances n’a pas démenti l’existence du décret. Dans un communiqué publié hier, le ministère a toutefois précisé que cette décision relève d’une délibération interne de la HCC et ne constitue pas une initiative du département des Finances. Aucun engagement financier n’a d’ailleurs encore été pris, le crédit inscrit au budget général de la HCC ne permettant pas de couvrir une telle dépense.
De son côté, la HCC n’a pas encore fourni d’explications officielles. Contacté par téléphone, son président, Florent Rakotoarisoa, n’a pas donné suite aux sollicitations.
Tsilaviny Randriamanga