Après près de cinq ans de suspension, le processus d’intégration des agents non encadrés de l’État est officiellement relancé. « Au total, soixante-cinq mille deux cent soixante-dix-neuf agents sont concernés», a confirmé la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique (MTEFOP), Florent Soatiana Bety Léonne, lors d’une rencontre avec la presse mardi. La reprise du processus, interrompu depuis février 2020, est assurée par le MTEFOP en collaboration avec le ministère de l’Économie et des Finances (MEF).
Le dossier longtemps en suspens des employés fonctionnaires assimilés (EFA) et employés de longue durée (ELD) connaît ainsi une avancée majeure.
La ministre a précisé que cette intégration se fera conformément à la note de conseil n° 840/2025-PMISGG/SC du 10 décembre 2025, dans le strict respect des textes en vigueur. Selon la loi, seuls les agents ayant servi effectivement et de manière continue pendant au moins six ans dans l’administration publique sont éligibles.
Le gouvernement insiste sur le fait que cette mesure vise à renforcer les effectifs de l’administration sans alourdir la masse salariale de l’État, comme l’a rappelé le secrétaire général du MEF, Iouri Garisse Razafindrakoto.
Au-delà du nombre, la qualité du processus est prioritaire. L’intégration tiendra compte des besoins réels des ministères et institutions, avec un redéploiement rationnel des effectifs. L’objectif est d’aligner les postes avec les compétences, les diplômes et l’expérience professionnelle des agents. La méritocratie, l’assiduité et la redevabilité seront des critères essentiels afin de valoriser les profils compétents et irréprochables.
Les agents retenus seront intégrés dans des corps adaptés à leur niveau de formation ou à leur expérience professionnelle. Une innovation majeure est le traitement des dossiers via le module Intégration de l’application Augure 2, déjà opérationnel. Ce choix vise à garantir transparence, efficacité et traçabilité, tout en limitant les risques de favoritisme.
Mialisoa Ida